Articles, La vie

Le luxe de recycler

Par Eve Anabelle Saintonge.

Décembre 2015 a été vécu au Guatemala.

Décembre 2015 était aussi mon premier Temps des Fêtes où j’avais la tête synchronisée avec le #ZéroDéchet.

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Photo personnelle d’Eve Anabelle Saintonge

Les gens de mon entourage se sont exclamés en m’affirmant que ce serait certainement plus facile étant donné que c’est un pays pauvre et donc qu’il y aura moins de déchets. J’y ai naïvement cru, jusqu’au moment où je me suis retrouvée en plein centre de la capitale, Guatemala Ciudad.

La première bataille du mouvement Zéro Déchet est de cesser l’utilisation des bouteilles de plastique.

Facile à dire quand l’eau potable coule de ton robinet et flush tes petits besoins dans ta toilette.

Luxe no 1 : Remplir sa bouteille d’eau réutilisable s’avère donc être un luxe du Nord. Guatemala est un pays du tiers monde où l’eau potable n’est pas facilement accessible. (Tu y repensera quand tu flushera tantôt!).

Ma naïveté a continué à diminuer lorsque j’ai voulu recycler ma bouteille d’eau. Elles sont où les poubelles spécialisées pour le recyclage?

Luxe no 2 : Avoir les installations, le transport, la main d’œuvre et faire la transformation des matériaux pour pouvoir les recycler s’avèrent être un autre luxe du Nord. Guatemala est un pays du tiers monde où les simples installations d’hygiène ne fonctionnent pas toujours ou n’existent pas partout. (Je ne ferai pas un autre commentaire de toilette, inquiétez-vous pas!)

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Photo personnelle d’Eve Anabelle Saintonge

Puis finalement, un luxe exclusif à ce pays du tiers monde a été salit. Pendant que nous faisions nos foufous dans l’océan pacifique, j’ai vu une bouteille de soda se faire rafraichir au gré des vagues. Est-ce que ce serait le luxe no 3 du Nord d’avoir accès à des plages sans déchet?

Recycler est le luxe de se dire qu’on ne fait pas trop de mal à l’environnement en transformant un déchet en quelque chose d’autre. On oublie que pour recycler, nous avons besoins de ressources et que ce processus peut aussi créer des polluants.

Plastic Pollution Coalition sur Instagram @plasticpollutes

Je ne vous fais pas un guilt trip, continuer à recycler! Seulement, quand vous le faites, rappelez-vous que c’est un luxe du Nord!

 

Articles, La vie

Compte-rendu de 12 semaines #ZéroDéchet

Par Eve Anabelle Saintonge.

Nous voilà à 12 semaines d’efforts et de conscientisations pour réduire nos déchets. Je prends une petite pause, pendant que papa s’occupe de Rosalie, pour vous partager nos réalisations.

Découragement comme dans c’est quoi ce projet de foufou?!

Cette première étape a été celle où j’ai pris conscience de mes actions, de mon mode de vie. Mais aussi, que les déchets, ou articles dont on n’a pas vraiment besoin et qui ne servent qu’une fois (comme ce petit sous verre gracieusement offert au barrage policier sur la 720-O un vendredi soir…), tombent tous les jours dans nos mains. 12369076_10154066672940166_4082159518299838092_nOn n’a pas le temps de réaliser qu’on nous offre quelque chose, qu’on l’a chez soi. Aussi, le choc de marcher dans une pharmacie et réaliser la quantité astronomique de bouteilles de plastique et réaliser qu’on est une société excellente à produire de l’inutile.

Donc, me demander si mes gros efforts pour changer mon mode de vie vont vraiment avoir une influence.

Saveurs comme dans Mon doux que la bouffe fraiche c’est bon!21

Notre pain vient de la boulangerie, nos fruits, nos légumes, nos épices sont frais et du coup, on cuisine et on mange mieux. On est maintenant intolérants aux agents de préservation! On prend le temps d’apprécier des aliments qu’on connaissait peu. On mange pour se nourrir et non plus pour boucher un coin.

Fraicheur comme dans C’est moi ou on court moins?

12342432_10154066676015166_5874080077899191438_nNos fins de semaine étaient toujours remplies de 10 000 listes de magasinages. Ça fait 2 mois qu’à la place, le samedi, on est en mou jusqu’à 15h à prendre le temps de bruncher et jouer en famille. Je passe moins de temps dans l’auto, dans le trafic, dans les files d’attentes, à la caisse.

Tranquillité comme dans Je suis parce que je suis et non parce que j’ai.

L’important maintenant n’est plus d’Avoir, mais d’Être. Il n’y a plus de compétition. Simplement la sérénité de vivre. Le superflu nous dérange. Et franchement, ça vaut tous les efforts!

Pour suivre notre aventure sur Instagram : @eve_anabelle_zerowaste