Le danger des « gourous »

Par Annie Murphy.

Il y a quelques jours, je suis tombée sur une vidéo d’un motivateur-conférencier qui semble gagner des centaines d’adeptes jour après jour.

On va se le dire franchement : je n’ai absolument rien contre les « gourous » du bien-être. Je crois que ces gens peuvent apporter beaucoup de bien et d’inspiration dans la vie des gens. Le problème, c’est qu’il y en a beaucoup qui, à mon avis, dépassent les limites de leurs compétences professionnelles.

Dans la dite vidéo dont je vous parle, M. le motivateur explique à ses fans qui se questionnent sur leur santé mentale et qui croient être atteints de bipolarité d’arrêter de s’en faire, qu’ils ne le sont pas. Euh, PARDON?

La maladie mentale est un sujet sérieux qui se doit d’être expliqué par des professionnels du domaine, principalement des psychiatres. À moins que la motivateur en question ai fait des études en psychiatrie, je crois qu’il est extrêmement dangereux de sa part de donner son opinion sur le sujet.

Il raconte donc aux gens qui disent avoir des hauts et des bas et qui craignent être atteints de bipolarité qu’ils sont en fait totalement normaux, qu’ils n’ont juste pas réalisé ce qu’ils souhaitent dans leur vie ce qui explique leur « mal-être ». Dans la vidéo d’une durée approximative de douze minutes, il y va de ses propos motivateurs et, j’ose ajouter, manipulateurs.

Le danger ici c’est que oui, il y a des chances que des gens qui craignent d’être atteints de bipolarité le soit vraiment.

L’an dernier, avant qu’on me diagnostique, je le savais que j’étais bipolaire. Je ne le souhaitais pas, bien loin de là, mais mes connaissances en santé mentale m’ont fait prendre conscience de l’importance de consulter en psychiatrie parce que les chances que j’aie besoin d’une médication étaient bien présentes. Maintenant, je me mets dans la peau d’une personne qui n’a aucune connaissance en santé 20773-35844-imagementale, qui est vulnérable et qui tombe sur cette vidéo. Si j’étais cette personne, il y a de fortes chances que j’avale tout rond les belles paroles du motivateur-conférencier-qui-a-dont-l’air-crédible-parce-qu’il-a-plein-de-like-sur-sa-page-Facebook et que je me dise : « Ben coudonc, il doit avoir raison, han? ». Cette personne n’ira pas consulter et se privera possiblement de soins, de médication et d’un suivi nécessaire à sa santé mentale.

Tu ne peux pas te permettre de jouer ainsi avec la santé des gens. Surtout, tu ne peux pas te permettre d’aller au-delà de tes compétences professionnelles et diffuser publiquement à des centaines voire des milliers de personnes un message aussi grave qui banalise la maladie mentale.

Ce qui me fâche le plus dans cette vidéo, outre le fait qu’on tente de manipuler des gens vulnérables pour leur faire acheter des « tickets » pour nos conférences, c’est que le message qui est lancé encourage la stigmatisation et les préjugés qui entourent la maladie mentale. En tentant de « diminuer » la maladie, on n’encourage aucunement les gens à se renseigner sur celle-ci et à prendre leur santé en main. Je trouve ça inacceptable alors que nous tentons par toutes sortes de moyens de combattre la stigmatisation à coups de campagnes et de messages publicitaires depuis plusieurs années.

La bipolarité est une réelle maladie qui ne fait pas des gens atteints des monstres. Loin de là. Bon nombre de gens atteints que je connaisse sont probablement les personnes qui travaillent le plus sur leur bien-être et leur développement personnel en plus de s’engager dans la lutte aux préjugés avec le cœur rempli d’amour et un désir grandiose d’assurer à tous une meilleure place dans notre société.

Seulement au Québec,  Il y aurait au moins 100 000 personnes atteintes de bipolarité, mais uniquement 10% d’entre elles seraient diagnostiquées. Aussi, la  bipolarité est une maladie qui augmente drastiquement le risque de suicide chez les personnes atteintes. Alors, n’est-t-il pas dangereux de « rassurer » les gens au-delà des limites de votre champ d’expertise et ainsi ne pas les encourager à aller consulter? Respecter les limites de nos compétences professionnelles, c’est se respecter soi-même, mais surtout, respecter les gens à qui nous transmettons un message.

Merci d’en prendre bien note.

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Le trou entre les chaise – La série : Jeanne

Par Geneviève Chénard.

En 2015, Sam Hamad déposait le projet de loi 70 : les demandeurs d’aide sociale n’ayant aucune contrainte devront s’inscrire à une démarche de recherche d’emploi, sous peine de pénalité. La distance ne sera plus une raison de ne pas accepter un emploi, peu importe la distance. En cas de refus, le chèque pourrait être amputé de moitié. Apparemment, l’objectif est de briser le cercle de la pauvreté. En outre, une prime serait accordée à ceux acceptant un emploi.

diplomaJeanne est étudiante à l’université et prestataire de l’aide sociale. Elle bûche pour s’en sortir, l’idée étant de posséder un diplôme pour se sortir du cycle de la pauvreté tout en n’ayant pas les capacités physiques et mentales de travailler pour payer ses études. Son père est sur l’aide sociale, sa mère l’aide au meilleur de ses capacités, mais ses moyens demeurent limités. Jeanne dit qu’elles font des miracles.

« On ne « vit » pas sur le bs, on « survit ». Pour arriver, tu passes ton temps et ton énergie à aller dans les organismes de charité. Le seul autre moyen c’est, si tu en es capable, de travailler et gagner 200$ par mois (plafond du bs) et te faire croire que c’est assez pour combler le reste… Le fonctionnement de l’aide social n’est pas optimal pour qui veut en sortir ».

Même si elle le dit, elle a peur de l’affirmer parce que c’est basé sur son expérience. Pour moi, ça reflète l’une des choses qui clochent dans la société : le nivellement par le bas. Oui, certains s’en sortent plus facilement. Toujours est-il qu’il y a encore des gens qu’on échappe.

Jeanne est douée d’une intelligence, de capacités de conceptualisation et d’organisation hors normes et elle a de l’ambition. L’affaire, c’est que son cerveau est plus efficace que son corps. Jeanne a aussi pigé un mauvais numéro à la loterie de la santé mentale : ses problèmes rendent sa vie plus difficile au plan social et du travail d’équipe. Ce qui est génial, c’est qu’elle le sait et vise à développer ses compétences dans un domaine qui lui convient. Toutefois, il semble que cela ne soit pas une bonne idée d’étudier à l’université. Le fait de terminer un secondaire 5 ou d’obtenir un diplôme d’études professionnelles sont les seules options retenues au niveau des programmes de financement : il faut s’en sortir et s’en sortir rapidement.

 « T’as pas le droit d’améliorer tes conditions de vie et réellement briser le cycle de la pauvreté en faisant une technique et encore plus impensable est l’université!».

Jeanne en a marre de ne pas avoir de dignité. L’étiquette est lourde à porter et ne tiens aucun compte de la vie ou des raisons pour lesquelles tu y es, voire même de ce que tu fais pour t’en sortir. Jeanne, je la côtoie souvent. Elle passe tellement de temps à essayer de trouver des moyens de continuer d’étudier et à remplir les tonnes de papiers demandés par le ministère…. Je comprends ceux qui abandonnent et restent sur l’aide sociale. Parce que question de lui simplifier la vie, elle n’a pas le droit de prendre plus qu’un certain nombre de cours. Pourtant, si on lui accordait ça, elle obtiendrait un diplôme rapidement, donc un travail, donc… vous voyez? On veut sortir les gens de la pauvreté, mais à nos conditions. Beau paradoxe.

Alors donc, Jeanne se démène pour continuer ses suivis médicaux et psychologiques qui lui permettront d’améliorer sa situation et d’obtenir un papier pour montrer qu’elle a des contraintes à l’emploi. Elle voudrait bien avoir des prêts et bourses et pouvoir rembourser ses prêts par la suite, mais il ne semble pas y avoir de communication entre les différents ministères. Elle va finir par finir ses études, avoir un emploi et payer ses impôts, mais la tâche aura été ardue et ça, c’est si le projet de loi lui permet de terminer ses études ou l’oblige à prendre un emploi qui alourdira ses problèmes de santé la plongeant dans une pauvreté bien plus profonde. Dans le fond, Jeanne voudrait simplement être reconnue comme un humain à part entière avec des limites, mais qui mise présentement sur ses capacités pour devenir une citoyenne égale aux autres.

À suivre…

***BS été utilisé pour parler de l’aide sociale, ainsi que des programmes issus d’Emploi Québec, simplement parce que c’est « bs » qu’on entend partout. Jeanne tient aussi à souligner qu’on « soit sur le bs » qu’on « soit un bs » ne semble faire aucune différence dans l’esprit des gens. Pourtant, les deux sont presque aussi souvent utilisé l’un que l’autre, même si personne d’autre n’est nommé ou identifié de par la source de son chèque.

Le bilan 2015 et les espoirs pour 2016 de… Kharoll-Ann Souffrant

Par Kharoll-Ann Souffrant.

Une chose est sure, l’année 2015 aura été pour moi riche en rebondissements et en surprises. Je me suis retrouvée à de nombreuses reprises en dehors de ma zone de confort à faire des choses dont je ne me serais jamais crue capable de faire. Néanmoins, j’en suis sortie grandie et je suis fière de ne pas avoir fui devant l’inconnu qui me faisait d’emblée, je dois l’avouer, très peur. Mais voici une sélection de ce qui a été le plus marquant pour moi cette année.

  • TEDxQuébec 2015
Crédit photo : Daniel Lévesque

Crédit photo : Daniel Lévesque

Le 1er décembre dernier, j’ai présenté à Québec – en pleine fin de session universitaire – une conférence TED intitulée « Le rétablissement en santé mentale, c’est possible ! » dans laquelle je parle de mon parcours de rétablissement en santé mentale, mais en appuyant mes propos par des chercheurs qui ont étudié cette question. J’avais soumis une idée de conférence au mois de mai, puis, j’ai été convoquée en audition le mois suivant et j’ai su en juin que j’avais été choisie. La conférence sera en ligne dans le courant du mois de janvier sur le site web de TEDxQuébec.

  • La pétition « Alcool consentement »

Au mois de mars, j’ai fait la rencontre de trois autres jeunes femmes à un camp de formation féministe. Ensemble, nous avons lancé une pétition sur le site web de l’Assemblée nationale du Québec qui visait à sensibiliser le grand public à la notion de consentemnet sexuel dans un contexte de consommation d’alcool. La pétition a récolté près de 1000 signatures en format papier et web. Elle a été marrainée par la députée Manon Massé de Québec solidaire et a été endossée par le CALACS Agression Estrie. Cette pétition nous a menée à faire de nombreuses entrevues dans des médias écrits, webs, radios et télés, autant en anglais qu’en français. D’ailleurs, Mélanie Lemay, l’une des co-instigatrices, s’est d’ailleurs valu cette année l’un des quarante prix hommage pour le 40e anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. (et je suis si fière d’elle !) Nous nous sommes entretenues avec le gouvernement du Québec, plus précisément, avec le Secrétariat à la Condition féminine au sujet de la pétition et nous en connaîtrons les suites, au cours des prochains mois. À suivre !

  • Ma sélection au sommet de Jack.org

Ne lésinant pas sur mes efforts, j’ai décidé de devenir conférencière pour l’organisme                 canadien Jack.org. J’ai également appris plus tôt cet automne que j’avais été sélectionnée parmi plus de 820 candidatures pour aller rejoindre 199 autres jeunes de partout au Canada au sommet qui aura lieu en mars 2016 à Toronto. J’ai mené une campagne de levée de fonds pour laquelle j’ai déjà dépassé mon objectif. Cependant, je compte en 2016 continuer de collecter des fonds puisqu’ils font directement à l’événement et contribuent à la réussite de celui-ci.

Mes espoirs pour 2016 ?

Oui, des espoirs, j’en ai toujours et il en faut ! C’était une très belle année. Pour 2016, au plan professionnel, je souhaite continuer de vivre de belles surprises qui me poussent à me surpasser et à donner le meilleur de moi-même. Au plan personnel, je me souhaite de continuer à faire de belles rencontres avec les gens autour de moi et de continuer de développer les liens avec toutes les nouvelles personnes qui sont entrées dans ma vie et que j’apprécie déjà beaucoup. Je me souhaite de continuer à gagner en force et en sérénité. Au plan scolaire, après un DEC en Intervention en délinquance et le fait que je sois rendue à la moitié de mon baccalauréat en travail social, je souhaite compléter un diplôme de 2e cycle, soit une maîtrise en travail social. J’ai déjà mon sujet de recherche ainsi qu’une enseignante qui aimerait diriger mon mémoire. J’espère être acceptée lorsque j’enverrai ma demande d’admission à l’automne 2016.

Je vous souhaite à tous beaucoup d’amour, de bonheur et de réussites. Ce sont parfois les rêves les plus fous qui se réalisent. Il ne faut pas avoir peur d’oser ! Et je sais que je n’aurais pas été capable d’oser si ça n’avait pas été du support de toutes ces personnes (amis, famille, enseignants, etc.). Je ne vous remercierai jamais assez de croire en moi.

Bonne année 2016 !

Le bilan 2015 et les espoirs pour 2016 de… Annie Murphy

Par Annie Murphy.

2015 aura été pour moi une grosse année.

Séparation, deux déménagements, obtention d’un nouveau poste plus exigeant à mon travail et surtout, trois diagnostics de santé mentale.

Quand on m’a diagnostiqué mon trouble d’anxiété généralisée, je n’étais nullement surprise. Un peu plus quand on m’a dit ensuite que je souffrais d’une dépression majeure. Mais rien ne me préparait à apprendre que j’étais atteinte de bipolarité.

12113326_1254482371244100_9213787252511532833_oMalgré tout, c’est une personne plus humaine, plus douce envers elle-même et les autres qui vous écrit. Si le choc d’une telle annonce a pu m’anéantir durant quelques jours, c’est avec un grand soulagement que j’ai enfin pu mettre un nom sur un bobo qui me suivait depuis si longtemps. C’est aussi avec confiance que j’ai pu amorcer un suivi et un traitement en ce sens. Je vois l’avenir avec espoir et optimisme. Il y a des jours où c’est plus difficile, mais si mon année a pu m’apprendre quelque chose, c’est que demain est un autre jour.

En 2016, je souhaite continuer d’évoluer vers la meilleure personne que je puisse devenir et être entourée de gens aussi bons envers eux-mêmes qu’envers les autres. Je souhaite des relations saines, des rires, des petits bonheurs partagés avec les êtres aimés qui sont ce qu’il y a de plus précieux en ce monde. Oh oui, j’oubliais la santé également. La mienne m’a apprise que je suis plus fragile que certains, mais que je pouvais quand même mener une vie à mon image si je le souhaitais.

Pour notre monde, je souhaite plus de compassion, d’amour, d’ouverture et d’acceptation. Je souhaite qu’on brise les préjugés en rejetant l’ignorance et la peur de l’autre. Un monde où l’abondance sera envisageable, où les moins chanceux seront écoutés et accueillis tels qu’ils le sont.

C’est avec beaucoup d’amour que je vous souhaite à tous, de merveilleuses Fêtes et une année 2016 remarquable, à la hauteur de vos espérances.

Annie xx

Dépasser le sentiment d’imposture

Par Kharoll-Ann Souffrant.

 

C’est officiel, je peux enfin en parler : je serai conférencière à TEDxQuébec le 1er décembre prochain. Le titre de ma conférence est « Le rétablissement en santé mentale, c’est possible ! »

J’ai découvert les conférences TEDx il y a quelques années. Nous en avons écouté dans plusieurs de mes cours à l’université. Puis, j’ai écouté la fameuse conférence TEDx de Brené Brown, une docteure en travail social qui a étudié la force de l’imperfection, de la vulnérabilité et de l’authenticité. Inspirée par sa démarche, je me suis dit qu’un jour, je ferai comme elle. Ce jour est venu plus rapidement que je ne l’aurais cru.

En mai dernier, quelques jours afin la fin de l’appel de candidatures, j’ai décidé spontanément de soumettre une proposition de conférence. Mon thème ? La notion de rétablissement en santé mentale. Je compte démontrer que c’est possible de mener une vie heureuse, épanouie et équilibrée malgré un diagnostic de ce type.

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Crédit photo : Daniel Lévesque, TEDxQuébec

J’ai donc soumis mon idée en tenant pour acquis que je n’allais avoir aucune réponse. Je me disais que je n’avais rien à perdre, alors pourquoi pas?

Quelques temps après, je reçois un courriel expliquant que mon idée a été retenue pour la prochaine étape : les auditions.

J’aurais dû me réjouir, mais rapidement, à ce moment-là, le doute s’installe en moi. Le fameux syndrome de l’imposteur que Geneviève Pettersen a très bien décrit dans une récente chronique pour Châtelaine. J’étais super inspirée par le thème de cette année « Autres directions », mais l’idée de décliner l’invitation m’a traversé l’esprit. J’ai hésité longuement. Or, avant de faire quoi que ce soit, j’ai décidé de parler de ce qui m’est arrivé à une personne de confiance (Eh oui, c’est Stéphanie, celle-là même qui est sur ce site ! ).

Stéphanie m’a donc m’a rapidement expliqué que si je décline, je fais de l’autosabottage. Elle m’a dit  aussi que je dois cesser d’avoir peur de réussir. Qu’on n’est jamais à 100% prêt quand on décide de faire quelque chose du genre, qu’il n’y a jamais de « bon » moment. J’ai réalisé à ses mots que cette personne avait effectivement raison. Et comme abandonner en cours de route n’a jamais fait partie de mes valeurs, j’ai décidé de faire l’audition bien que j’étais persuadée de n’avoir aucune chance face aux autres participants qui ont sûrement des parcours, une expérience et une prestance scénique mille fois plus grande que la mienne.

J’ai donc accepté l’invitation et décidé de faire l’audition. Je n’ai pas auditionné dans des conditions idéales et j’étais persuadée que cela avait amoindri mes chances.

Mais figurez-vous que j’ai été choisie. Après tant de doutes et d’incertitude. « L’art d’oser » qu’ils disent. Cela n’aurait pas été possible sans le support de plusieurs personnes.

Monter sur cette scène devant des inconnus pour parler de ça va sincèrement me demander beaucoup de courage. Je vais me retrouver hors de ma zone de confort, à faire quelque chose que je n’ai jamais fait et à exposer certains aspects plus sombres de mon passé que seules quelques personnes de mon entourage connaissent. Ce n’est pas tout le monde qui m’a supportée d’emblée dans mon désir de partager « publiquement » cela, mais j’ai décidé de foncer et de le faire quand même parce que tout mon être me criait depuis longtemps de le faire. Je veux apporter un autre type de discours lorsque l’on parle de santé et de maladie mentale, un discours beaucoup plus positif et porteur.

Vous non plus, n’ayez pas peur d’oser foncer malgré la peur et les doutes parce que souvent, ce sont les rêves les plus fous qui se réalisent. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve.