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Se parler en 2017

Par Guillaume Bertrand.

Peut-être est-ce le temps qui manque. Les heures, les minutes et les secondes passent vite. J’oubliais… Possible aussi que je sois effrayé d’aller de l’avant dans ce monde parfois dur ou étrange. Ou que je sois un peu… fragile.

NON!

De nombreuses choses et des comportements malsains doivent changer rapidement. Par exemple, les façons absurdes qu’ont certain(e)s de communiquer entre eux. Puis on a le culot d’exiger des enfants : politesse, bon jugement et compréhension. Ça me met hors de moi. Regardons un peu puisque les exemples pleuvent, c’est indéniable. Il y a de quoi sursauter.

Quand ça ne va pas, qu’un conflit survient et effectivement, pour qu’il soit réglé, chacun doit y mettre du sien. Pourtant à de nombreuses occasions, il est exceptionnel que l’un s’excuse, directement, d’avoir fait de la peine à l’autre. Par contre, les gens (jeunes et adultes) adorent sortir spontanément : Ce n’est rien de « personnel » ou, « contre toi », pour ne pas avoir à expliquer ou dire la vérité.

Et bien, mauvaise nouvelle… malheureusement, on ne va pas loin avec ça! Et c’est tellement insultant. Surtout pour celui ou celle qui est prêt(e) à écouter sans juger. Oui, on dirait que je me répète, Savoir réconforter en faisait mention, mais c’est nécessaire.

Crédit : http://www.graphemeride.com/sites/graphemeride.com/files/communication.png

Faisons attention aux mots, aux gestes et aux sous-entendus déplacés. Nous avons tous des points sensibles, puis des choses à corriger. Et quand la relation est excellente, faisons durer le plaisir. L’amitié, l’amour et juste le fait d’apprécier le monde nous permettent parfois d’aller plus loin, de découvrir des qualités et de garder confiance en soi.

Pour entrer en contact avec les gens, les réseaux sociaux sont plus que magiques. Mais! Il est impératif d’arrêter de donner cet argument pour expliquer soit la gêne ou d’autres difficultés sociales dans “la vraie vie”. Sur Internet puis dans le réel, les règles sont les-mêmes.

Finalement, chacun a le devoir et le pouvoir de se faire respecter. Puis si jamais on vit un désaccord, il est préférable de sortir la remarque qui sera confrontante sans faire de dommage. Une réponse brillante, pas vulgaire et inattendue qui fait réfléchir. Voilà!

Articles, Intimidation, Opinions, Stéphanie Deslauriers

“Exprimez-vous”

Par Stéphanie Deslauriers.

Sur Facebook, avant d’écrire une publication, il est inscrit en gris : « Exprimez-vous ».

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C’est ce que plusieurs font; ils s’expriment à propos d’une vidéo de chats, ils s’expriment en partageant leur joie de « tomber » en vacances, ils expriment leurs inquiétudes en lien avec une situation sociale, ils expriment leur reconnaissance envers des copains passés à la maison la veille.

Certains et certaines s’expriment à propos de sujets plus controversés : la religion, le sexe, les sexes, l’immigration, l’inclusion sociale/scolaire, la politique, etc.

Pourquoi ces sujets sont-ils plus controversés? Parce qu’ils ne font pas l’unanimité, parce qu’ils éveillent des sensibilités en nous, parce qu’ils touchent directement nos valeurs et croyances fondamentales en plus de titiller nos peurs viscérales.

La peur. Cette émotion universelle, normale, saine. Cette émotion qui permet depuis des milliers d’années la survie de l’espèce en nous poussant à fuir ou à combattre.

L’anxiété prend racines dans la peur. L’anxiété, c’est lorsque la peur prend toute la place, lorsqu’elle est causée par un danger imaginaire ou réel qu’on croit ne pouvoir affronter. On se sent impuissants, petits, en perte de contrôle, affolés.

Et sentir qu’on perd le contrôle dans un monde archi-organisé, c’est angoissant. C’est donc dire que ça rajoute une couche à la peur initiale ressentie.

On peut avoir peur d’une multitude de choses : du noir, des Noirs, des araignées, des chiens, des humains, de la différence, de l’inconnu, des inconnus, des gais, de l’abandon, de la honte, du mépris, de la fin du monde, du monde pas fin, de l’avenir, du passé qui nous hante, des transgenres, de soi, etc.

La peur en soi n’est pas négative; c’est la façon qu’on a de l’exprimer et de la gérer qui peut l’être.

L’inconnu, l’incompréhension, ça fait peur. Mais que fait-on avec cette peur? On la garde pour soi? On l’alimente en s’alliant à des gens qui partagent les mêmes peur que nous? On la corumine avec eux? On la garroche en plein face de ceux qui nous la font ressentir? De ceux qui ne la ressentent pas dans une tentative désespérée de les contaminer avec la nôtre? On gueule sur ceux qui ne voient pas le danger là où nous on le voit, sans tenter de comprendre pourquoi eux n’ont pas peur? Sans tenter de cesser d’avoir peur en essayer de comprendre notre incompréhensible?

On a peur de ce qu’on ne connaît pas. De ce qu’on ne comprend pas. Mais il semble que peu tentent de comprendre, de voir plus loin que leur peur. Que beaucoup justifient leurs faits et gestes par la peur (oh! Sans la nommer ainsi, évidemment; c’est bien connu que « la peur, c’est pour les faibles ».) voire même excusent également les autres (qui ont les mêmes peurs qu’eux, évidemment).

La peur, ça mène à construire des murs, à isoler, à déclarer la guerre, à se boucher les oreilles et à se convaincre qu’on a raison. Ça rassure, avoir raison.

Et ceci, on l’observe à l’échelle mondiale mais à l’échelle personnelle, aussi.

Dernièrement, plusieurs copines et collègues ont annoncé cesser leurs activités de partage d’opinions car elles reçoivent trop de commentaires haineux, sur la place publique ou en privé. Parce qu’elles constatent que le débat n’arrive pas à se faire dans le respect de l’autre.

Oui, exprimons-nous, mais pas n’importe comment. Avec respect – de soi et de l’autre. En tentant de comprendre le point de vue de l’autre, en acceptant qu’on n’a pas la vérité absolue (non, notre vérité n’est pas forcément celle de l’autre. C’est ce qu’on appelle l’empathie).

Après tout, on est aussi des modèles pour nos jeunes à qui on somme de « bien se comporter » sur les réseaux sociaux et « dans la vraie vie » sans qu’en tant qu’adultes, on y arrive.

La vie, Opinions

Écoute, délicatesse

Par Guillaume Bertrand.

Discuter dans le calme, penser, encourager, trouver des moyens, avancer… Profiter du présent.

Jamais trop quétaine, toujours si merveilleux pour les oreilles, je suis encore heureux lorsque je suis dans un café (ou un autre lieu) et que je surprends une conversation entre deux personnes qui de un : Ne se hurlent absolument pas par la tête puis de deux : Acceptent une réponse sans dire de remarque étrange, inutile ou même blessante. C’est rare, et il est temps de le souligner.

Image tirée de : https://aeitutoring.uoregon.edu/sites/default/files/Heidi%201.JPG
Image tirée de : https://aeitutoring.uoregon.edu/sites/default/files/Heidi%201.JPG

Ce que j’ai entendu donc, dans La Chocolaterie du Vieux-Beloeil, vaut véritablement de l’or. Sur l’ensemble des gens présents, ces deux filles m’ont inspiré. Non, je ne dévoilerai pas ici, le sujet, mais il n’est jamais simple à aborder. Wow! Du début à la fin, aucune n’a sauté d’étape, aucune n’a crié, puis le non-verbal (regard, gestes et le reste) était parfait. Je fais un article là-dessus car un rendez-vous pour rire ou décompresser, c’est toujours formidable, si précieux et inoubliable, lorsque c’est bien dépensé, et organisé.

Aujourd’hui et sans trop généraliser (au cas où on me le reprocherait), il est fréquent que quelqu’un se mette à texter, à « pitonner » avec son téléphone ou l’ordinateur. D’autres lisent le journal, ou trouvent une autre façon pour perdre du temps, ça devient triste. Également, c’est ultra désagréable lorsque la fille (ou le gars) prend toute la place, se met à péter une coche, à sacrer sans arrêt, et à parler super fort. Même si cela fait partie des malheurs d’être avec ceux qui nous entourent, tout peut être amélioré, et grandement dans les cas que je fais mention. Il est évident que mon texte aurait été le même, avec un ami de plus (ou davantage).

Le but étant de féliciter, à défaut de le faire de vive voix, ceux, celles qui se parlent et comprennent l’importance d’avoir du respect et de l’empathie. Oui se fâcher, oui regarder quelques secondes sur le cellulaire… En n’abusant pas, cependant. Il faut doser, c’est comme dans tout.

En conclusion, allons lorsqu’il y a possibilité, prendre un café avec quelqu’un, lâchons la procrastination, demain tout peut tant être différent. Nous sommes rendus à ralentir, à se voir, vivre à un rythme moins fou.