Écoute, délicatesse

Par Guillaume Bertrand.

Discuter dans le calme, penser, encourager, trouver des moyens, avancer… Profiter du présent.

Jamais trop quétaine, toujours si merveilleux pour les oreilles, je suis encore heureux lorsque je suis dans un café (ou un autre lieu) et que je surprends une conversation entre deux personnes qui de un : Ne se hurlent absolument pas par la tête puis de deux : Acceptent une réponse sans dire de remarque étrange, inutile ou même blessante. C’est rare, et il est temps de le souligner.

Ce que j’ai entendu donc, dans La Chocolaterie du Vieux-Beloeil, vaut véritablement de l’or. Sur l’ensemble des gens présents, ces deux filles m’ont inspiré. Non, je ne dévoilerai pas ici, le sujet, mais il n’est jamais simple à aborder. Wow! Du début à la fin, aucune n’a sauté d’étape, aucune n’a crié, puis le non-verbal (regard, gestes et le reste) était parfait. Je fais un article là-dessus car un rendez-vous pour rire ou décompresser, c’est toujours formidable, si précieux et inoubliable, lorsque c’est bien dépensé, et organisé.

Aujourd’hui et sans trop généraliser (au cas où on me le reprocherait), il est fréquent que quelqu’un se mette à texter, à « pitonner » avec son téléphone ou l’ordinateur. D’autres lisent le journal, ou trouvent une autre façon pour perdre du temps, ça devient triste. Également, c’est ultra désagréable lorsque la fille (ou le gars) prend toute la place, se met à péter une coche, à sacrer sans arrêt, et à parler super fort. Même si cela fait partie des malheurs d’être avec ceux qui nous entourent, tout peut être amélioré, et grandement dans les cas que je fais mention. Il est évident que mon texte aurait été le même, avec un ami de plus (ou davantage).

Le but étant de féliciter, à défaut de le faire de vive voix, ceux, celles qui se parlent et comprennent l’importance d’avoir du respect et de l’empathie. Oui se fâcher, oui regarder quelques secondes sur le cellulaire… En n’abusant pas, cependant. Il faut doser, c’est comme dans tout.

En conclusion, allons lorsqu’il y a possibilité, prendre un café avec quelqu’un, lâchons la procrastination, demain tout peut tant être différent. Nous sommes rendus à ralentir, à se voir, vivre à un rythme moins fou.

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Être célibataire

Par Kharoll-Ann Souffrant.

J’ai 23 ans. Et oui, je suis aussi célibataire. J’ai eu mon lot d’expériences négatives en amour. Je ne m’étalerai pas sur ce point mais disons que j’ai été marquée au fer rouge par certaines d’entre elles.

Ces dernières années, comme l’amour n’était pas au rendez-vous et qu’on ne peut pas forcer ces choses-là, j’ai décidé de prendre soin de moi. Je me suis impliquée dans tous les projets que j’avais envie de mener tant que le temps, l’énergie et le portefeuille d’étudiante universitaire me le permettait. Et je suis pas mal fière de ce que j’ai réussi à accomplir de cette manière.

J’ai regardé les photos de bébé et de mariage qui défilaient sur mon profil Facebook de connaissances de mon âge en tentant d’accepter que mon tour n’était tout simplement pas encore venu. Oui, je me suis parfois sentie seule à me demander si j’avais quelque chose qui clochait chez moi considérant que je n’ai aucune expérience positive dans cette sphère de ma vie. Le fait d’avoir grandi avec des remarques tant d’amies que de femmes adultes me disant que les filles « comme moi » – ambitieuses et qui savent ce qu’elles veulent – ont généralement plus de difficulté à se caser place parfois un doute dans ma tête. Or, j’essaie toujours de chasser du revers de la main ces réflexions déprimantes quand j’observe d’autres femmes de caractère vivre des relations de couples durables et harmonieuses.

Récemment, on m’a dit que si je suis célibataire depuis si longtemps, c’est que je dois être sans doute trop exigeante. Et cette remarque ma quelque peu froissée voire même mise en colère. Parce que la vérité est que je suis beaucoup plus exigeante envers moi-même que je ne le suis envers les autres.

Je ne suis pas là à me trimbaler avec une liste d’attributs physiques et de caractéristiques que j’aimerais que mon futur partenaire ait. Or, oui, je suis sélective dans le sens que je veux avoir un homme dans ma vie qui me respecte, qui est sensible mais solide dans son identité et ses choix de vie.
Un homme avec qui je vais pouvoir avoir des projets et avec qui je vais avoir envie de bâtir quelque chose même si ce ne sera pas toujours parfait ou rose. Oui, je veux de la stabilité et je suis en mesure de l’offrir. Or, je ne cherche pas à me marier et à avoir des bébés demain matin.

À mon sens, souhaiter cela, c’est plutôt de base.

Non, ça ne m’intéresse pas de me jeter dans les bras du premier venu sous prétexte que j’avance en âge et que ma grand-mère maternelle se demande quand est-ce que je vais me marier. La seule exigence que j’ai c’est de me respecter moi-même, mes besoins et mes émotions. Oui, je veux quelque chose qui me fasse vraiment vibrer plutôt que de me contenter de quelque chose qui feel moyen.

Il me semble que c’est tout à fait légitime que j’aspire à cela. C’est signe que j’ai tiré des leçons du passé. Parce que ce serait une véritable traîtrise à mon égard que de me flinguer d’un homme qui me traite comme une personne ordinaire et qui me rend malheureuse juste pour le « bien-paraître ».

13315582_10156886515770401_7870934610975349424_nOui, je me sens parfois seule. Or, comme dit le vieil adage, vaut mieux être seule que mal accompagnée.

La vie comme une autoroute

Par Caroline Charpentier.

Sur l’autoroute, on croise plusieurs autos comme on côtoie plusieurs personnes dans notre vie. On partage la route avec certaines personnes pendant un bon bout alors qu’avec d’autres, c’est passager; ça ne veut pas dire pour autant que c’est seulement négatif. Certaines autos qu’on suit peuvent donner l’impression qu’on est plus concentré sur la route ou donner le sentiment d’être plus en sécurité. D’autres font qu’on réalise qu’elles roulent beaucoup trop vite ou ralentissent notre chemin. Dans la vie, identifiez-vous ce genre de personnes avec qui vous partagez la route?

Il arrive que dépendamment de l’heure à laquelle on se retrouve sur l’autoroute, on peut être dans l’obligation de ralentir ou même de s’immobiliser en raison du trafic. On avait prévu le coup? Oui, car on s’attend à ralentir dans les heures de pointes ou si les conditions routières sont difficiles. Non, car à d’autres moments, on peut être surpris du trafic en pleine nuit! On appelle ça les imprévus. Vivez-vous des situations où vous prévoyez le coup ou qui vous surprennent?

Spaghetti_Junction_3033781bIl arrive que dans les zones de construction on doive diminuer notre vitesse même si on voudrait aller plus vite et skipper cette partie! Ces zones qui sont nécessaires pour améliorer les routes. Dans votre vie, en avez-vous de tels chantiers de constructions? Des fois, on les trouve ben gros et long à faire! En même temps, ça sert à quoi de vouloir précipiter les choses et devoir, au final, les recommencer?

Il arrive que des policiers soient présents pour faciliter la circulation sur l’autoroute. Qui sont ces bonnes polices qui vous soutiennent ou vous préviennent dans votre vie? Il arrive que ces mêmes policiers émettent des contraventions  puisqu’on n’a pas respecté le code de sécurité. Des fois on en a peut-être évitées quelques-unes mais si on continue à conduire d’une telle façon, on se fera prendre! Dans la vie, avez-vous besoin de vous faire arrêter par cette police qui peut être un conjoint, un ami ou un médecin pour éviter une contravention personnelle, professionnelle? Ou vous savez identifier, par exemple, les signes d’une trop grande fatigue et respecter la limite de vitesse de votre vie?

Il arrive qu’on soit heureux avec ce soleil qui accompagne la route; il arrive aussi qu’on soit incommodé par ce même soleil puisqu’il est directement dans le champ de vision. Dans la vie, avez-vous ce beau côté d’une situation qui a aussi des inconvénients?

Il arrive qu’on prenne une ou des sorties pour arriver à destination; lors de ces sorties on croise une intersection, un arrêt, une lumière de circulation.  Dans la vie, croisez-vous des arrêts obligatoires ou devez-vous prendre des sorties pour emprunter d’autres chemins afin d’arriver à votre objectif? Il arrive aussi qu’on passe par différents chemins pour enfin trouver le trajet qui convient le plus lorsqu’on conduit. Dans la vie, faites-vous plusieurs essais pour trouver votre chemin? Devez-vous vous reprendre pour trouver cette voie qui vous convient? Je dois avouer que cet article (c’est une bien drôle coïncidence!) est en écriture depuis quelques mois déjà où à plusieurs reprises j’ai ajouté, enlevé, modifié, simplifié, précisé et pour finalement en être satisfaite. Je suis arrivée à destination!

Enfin, peu importe où on se retrouve sur l’autoroute, rappelez-vous qu’il y a moyen de retrouver son chemin, de revenir sur ses pas ou de prendre la prochaine sortie. Dans ce texte, je parle peu des émotions bien qu’elles peuvent être présentes à différents niveaux. Mon but est qu’on retienne que dans la vie, outre les émotions, c’est comme être sur l’autoroute; il y a plusieurs options comme prendre des sorties, choisir des trajets alternatifs, suivre d’autres autos ou faire la route seule, s’immobiliser et j’en passe! Bonne route.

Je mérite mieux

Ce texte est une gracieuseté de Kharoll-Ann Souffrant.

Comme beaucoup de gens, j’ai passé une partie de ma vie à m’investir en des gens qui n’en valaient pas la peine ou qui me traitaient tout simplement comme une option. Des gens pour qui je n’étais pas indispensable ou qui étaient carrément indifférents à mon égard. Ce ne fut pas le cas de tous, fort heureusement : des personnes significatives qui ont traversé le temps et les tempêtes, il y en a eu plusieurs. Mais des gens pour qui ça n’a pas été le cas, il y en a eu suffisamment pour que ça ait un certain impact chez moi. On a tous connu des déceptions de ce genre. Et j’ai appris plusieurs choses de ça.

Aujourd’hui, je me respecte beaucoup plus et je me dis que si une personne ne fait pas les efforts (et ça ne devrait même pas être un « effort » soit dit en passant) nécessaires pour m’inclure dans son quotidien, eh bien c’est qu’elle n’en a pas envie et que je ne fais pas partie de ses priorités. Et c’est tout à fait correct. Je respecte ça à 100% et ça ne m’atteint plus autant. Lorsque ça se produit, je me dis que j’ai la responsabilité envers moi-même de ne pas rester là. Parce que le comportement de l’autre ne risque pas changer avec le temps. Je sais aujourd’hui que je me dois de ne pas rester là parce que je sais maintenant que je mérite mieux.

J’applique ce principe dans toutes les relations que j’entretiens avec les gens autour de moi.

Et, plus le temps passe, plus j’ai un besoin viscéral de crier qui je suis. De me montrer avec mes forces, mes faiblesses, mes vulnérabilités et mon passé. Je carbure à la vérité et je suis allergique depuis toujours aux mensonges, aux non-dits et à la bullshit. Aujourd’hui, je n’ai plus envie de faire de compromis là-dessus parce que j’ai beaucoup trop sacrifié mon propre bonheur pour faire plaisir aux autres. J’ai souvent donné à certaines personnes qui m’ont redonné très peu en retour, voire rien du tout. Alors aujourd’hui, je me choisis. Je me dis que je suis à prendre tout entière. Je me dis qu’en étant moi-même, je vais naturellement être mise en contact avec les gens qui vibrent aux mêmes choses que moi et éloigner ceux qui n’étaient pas réellement faits pour moi. Et c’est correct que ce « triage » se fasse. C’est même souhaitable. Ça fait partie de la vie que des liens se forgent et que d’autres se détissent. On apprend de chacune des personnes qui sont de passage dans nos vies.

texte-amitie-courtCe n’est pas le chemin le plus facile ou le plus aisé lorsqu’on choisit d’être non conformiste. L’authenticité est un acte de courage dans une société qui est axée sur le paraître et la performance. Mais je fais ce choix, quitte à marcher en solitaire sur ma route. Le vieil adage dit « Vaut mieux être seule que mal accompagnée » et je le pense foncièrement. Aujourd’hui, je priorise mon bonheur, mes envies, mes aspirations et mes espoirs. C’est ce que j’ai de plus précieux. Et personne n’en prendra soin si je ne le fais pas moi-même. Aujourd’hui, je refuse d’entrer en relation avec des gens qui viennent mettre tout cela en péril. Parce que quand on est en relation avec les bonnes personnes, c’est sensé nous rendre plus libres et plus épanoui qu’on ne l’est déjà. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a anguille sous roche.