La Voie Rapide


Guillaume sur Dek HockeyEt oui, c’est encore Guillaume avec ses remarques et ses réponses très drôles ou parfois sérieuses! À lire sans modération. À partager, en tout temps. Ces dix exemples, vous les reconnaîtrez. Mais pour cela, ne prenez pas La Voie Rapide.

1- En faisant faire mes devoirs ou en trichant, ça ira bien plus vite.

Ma réponse : Attention, arrivera ce temps où ton geste t’embêtera au plus haut point.

2- Je vais laisser ça ainsi, un autre nettoiera à ma place, de toute façon.

Ma réponse : Un petit effort, quelques secondes, de la fierté, et le tour est joué.

3- La personne à côté de moi est tannée que je te parle au téléphone.

Ma réponse : Rien de plus simple. Lui dire : « Trouve une distraction, ce sera moins long ».

4- Je dois couper les ponts avec toi, mon amoureux est jaloux de notre amitié, je suis désolée.

Ma réponse : Réfléchis car tu pourrais faire une grosse erreur. Chaque bonne relation dans ta vie est primordiale.

5- Bon, je viens d’avoir un accident, j’espère que mon véhicule est correct.

Ma réponse : Il serait plutôt bon de t’informer s’il y a ou pas, des blessés. L’humain avant le char.

6 – Une nouvelle m’attriste et me choque. Mais je dois sourire, c’est la vie.

Ma réponse : Non! Laisse le méchant sortir parfois, ne fais pas semblant que tout va. Sinon, Danger!

7 – Ça ne donne rien, je n’arriverai jamais à être positif, drôle et gentil comme lui.

Ma réponse : Inspire-toi de ce qu’il fait, observe ou encore, demande-lui des conseils.

8- Il faut bien que jeunesse se passe, c’est tout simplement normal.

Ma réponse : Exact, mais celui qui fait ses niaiseries doit assumer, s’excuser et se reprendre.

9- Je dis personnellement, qu’il ne faut jamais généraliser, ça ne sert à rien.

Ma réponse : Ok, maintenant réfléchissons, puis concentrons-nous sur le cas présent.

10 – Je me demande s’il est important de travailler sur soi. Les autres n’ont qu’à s’adapter.

Ma réponse : Prends de bonnes habitudes pour toi, en premier. Les avantages sont nombreux.

Guillaume Bertrand

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On parle toujours de soi

On parle de soi quand on insulte quelqu’un. On parle de soi quand on juge autrui. On parle de soi quand on complimente et questionne.

On parle de notre bien-être ou de notre mal-être, on parle de notre personnalité, de notre perception, de nos blessures.

Souvent, l’autre est le miroir de quelque chose de plus; de plus profond, de plus grave. L’autre fait remonter en nous des souvenirs malheureux, heureux, qu’on croyait oubliés pour certains.

On insulte une personne avec un mot qu’on a probablement souvent entendu, qui nous était destiné. On prête des intentions à un quasi-inconnu qui seraient probablement les nôtres si on avait été à sa place. Mais voilà : on n’est jamais à la place de personne.

Même si on est empathiques, sympathiques, compatissants comme ça se peut pas. On n’est pas l’autre. L’autre n’est pas nous.

« Autrui n’est pas la mesure de soi-même », dirait mon chum, en citant…je ne me rappelle plus quel philosophe.

Souvent, presque tout le temps, même, l’autre nous projette son ressenti, parce qu’il n’arrive pas à le gérer. Collègues et amis intervenants : je SAIS que ça vous est arrivé dans votre pratique, de ressortir d’une rencontre découragés, frustrés, en vous sentant incompétents. Eh bien, vous avez pris sur vos épaules les émotions de la personne aidée, qui ne vous appartiennent pas.

Amis non-intervenants, mais êtres humains tout de même (t’sais!) : je SAIS que ça vous est arrivé, suite à une conversation avec une tierce personne de vous sentir tous croches après, alors que vous alliez bien avant. Mais que votre interlocuteur n’allait pas bien. Eh bien, voilà, vous avez absorbé SES émotions.

Transfert, contre-transfert, projection…appelez ça comme vous le voulez. On le fait sans cesse, sans même s’en rendre compte. Et on le fait encore plus fréquemment, à l’ère des contacts virtuels infinis, qui nous met en lien avec des individus qu’on connait plus ou moins, dont on ne connait pas le passé, les blessures, le parcours, les perceptions, etc. L’interprétation est tellement plus facile : on a BESOIN de comprendre et pour ce faire, on met dans des catégories. Le cerveau est ainsi fait. Et quand on a trop peu d’informations sur une personne ou une situation, on généralise, on extrapole. Et ça crée des situations de jugements gratuits car en plus, la personne se sent à l’abri, puisqu’elle est, peinarde, dans son salon, derrière son écran d’ordinateur. Or, elle n’est pas que peinarde dans son salon : elle est sur internet, au vu et au su de tous. Elle ne fait pas que donner son opinion à son mari entre deux annonces télés mises sur mute, elle le donne publiquement, sans nuance, sans égard à la personne qui reçoit son jugement.

Bref, ça part dans toutes les directions, ce billet-là. Mais tout ça pour dire que :

  • on ne peut pas plaire à tout le monde, jamais, alors mieux vaut se plaire à soi et faire avec le reste
  • l’opinion que les gens ont de nous leur appartient
  • les expériences plates des réseaux sociaux peuvent nous inspirer (des billets, comme celui-ci!)

Je mérite mieux

Ce texte est une gracieuseté de Kharoll-Ann Souffrant.

Comme beaucoup de gens, j’ai passé une partie de ma vie à m’investir en des gens qui n’en valaient pas la peine ou qui me traitaient tout simplement comme une option. Des gens pour qui je n’étais pas indispensable ou qui étaient carrément indifférents à mon égard. Ce ne fut pas le cas de tous, fort heureusement : des personnes significatives qui ont traversé le temps et les tempêtes, il y en a eu plusieurs. Mais des gens pour qui ça n’a pas été le cas, il y en a eu suffisamment pour que ça ait un certain impact chez moi. On a tous connu des déceptions de ce genre. Et j’ai appris plusieurs choses de ça.

Aujourd’hui, je me respecte beaucoup plus et je me dis que si une personne ne fait pas les efforts (et ça ne devrait même pas être un « effort » soit dit en passant) nécessaires pour m’inclure dans son quotidien, eh bien c’est qu’elle n’en a pas envie et que je ne fais pas partie de ses priorités. Et c’est tout à fait correct. Je respecte ça à 100% et ça ne m’atteint plus autant. Lorsque ça se produit, je me dis que j’ai la responsabilité envers moi-même de ne pas rester là. Parce que le comportement de l’autre ne risque pas changer avec le temps. Je sais aujourd’hui que je me dois de ne pas rester là parce que je sais maintenant que je mérite mieux.

J’applique ce principe dans toutes les relations que j’entretiens avec les gens autour de moi.

Et, plus le temps passe, plus j’ai un besoin viscéral de crier qui je suis. De me montrer avec mes forces, mes faiblesses, mes vulnérabilités et mon passé. Je carbure à la vérité et je suis allergique depuis toujours aux mensonges, aux non-dits et à la bullshit. Aujourd’hui, je n’ai plus envie de faire de compromis là-dessus parce que j’ai beaucoup trop sacrifié mon propre bonheur pour faire plaisir aux autres. J’ai souvent donné à certaines personnes qui m’ont redonné très peu en retour, voire rien du tout. Alors aujourd’hui, je me choisis. Je me dis que je suis à prendre tout entière. Je me dis qu’en étant moi-même, je vais naturellement être mise en contact avec les gens qui vibrent aux mêmes choses que moi et éloigner ceux qui n’étaient pas réellement faits pour moi. Et c’est correct que ce « triage » se fasse. C’est même souhaitable. Ça fait partie de la vie que des liens se forgent et que d’autres se détissent. On apprend de chacune des personnes qui sont de passage dans nos vies.

texte-amitie-courtCe n’est pas le chemin le plus facile ou le plus aisé lorsqu’on choisit d’être non conformiste. L’authenticité est un acte de courage dans une société qui est axée sur le paraître et la performance. Mais je fais ce choix, quitte à marcher en solitaire sur ma route. Le vieil adage dit « Vaut mieux être seule que mal accompagnée » et je le pense foncièrement. Aujourd’hui, je priorise mon bonheur, mes envies, mes aspirations et mes espoirs. C’est ce que j’ai de plus précieux. Et personne n’en prendra soin si je ne le fais pas moi-même. Aujourd’hui, je refuse d’entrer en relation avec des gens qui viennent mettre tout cela en péril. Parce que quand on est en relation avec les bonnes personnes, c’est sensé nous rendre plus libres et plus épanoui qu’on ne l’est déjà. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a anguille sous roche.