Besoins psychologiques : Le besoin d’autonomie (Partie 1 de 3)

Par Marie-Eve Gosselin.

Tel que promis – et pour faire suite à mon dernier billet – nous aborderons aujourd’hui le premier des trois besoins psychologiques fondamentaux à la base de notre motivation et de notre bien-être et ce, toujours selon la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan : le besoin d’autonomie.

Avant de plonger et de regarder ensemble ce que l’on entend par là, laissez-moi vous rappeler ce qu’est un besoin psychologique et quels sont ces trois besoins auxquels on réfère.

Les besoins psychologiques ont quatre caractéristiques :

  • Ils sont universels et observables;
  • Ils sont innés (c’est-à-dire qu’on les transporte toujours avec soi!);
  • Ils endommagent notre bien-être psychologique s’ils ne sont pas satisfaits;
  • Ils favorisent notre bien-être psychologique s’ils sont satisfaits (et contribuent ainsi, et par le fait même, à notre développement et à notre fonctionnement sain et optimal!).

Nos trois besoins psychologiques fondamentaux sont :

  • Le besoin d’autonomie
  • Le besoin de compétence
  • Le besoin d’appartenance

Vous être prêts? Vous avez sorti votre kit de plongeur des grands jours?
Go!

Le besoin d’autonomie

Même si j’ai confiance que vous avez tous et toutes une bonne idée de ce qu’est l’autonomie, comme je suis en amour avec la définition qu’en a fait Nathalie Vallerand pour le magazine Naître et Grandir, je vais la plugger!

« L’autonomie, c’est la capacité de répondre à ses propres besoins, de prendre et d’assumer ses décisions, tout en tenant compte de son entourage et de son environnement. »

Crédit de l’image : Pixabay

 À quoi sert l’autonomie?

L’autonomie c’est le sentiment que l’on a le contrôle sur sa vie, c’est avoir un locus interne de contrôle (à l’opposé du locus externe de contrôle où on aurait plutôt le sentiment que c’est notre environnement et/ ou les autres qui ont le contrôle sur nous et sur nos choix).

Je vous donne quelques exemples :

Locus interne de contrôle:

  • Avoir le sentiment que l’on peut accepter ou refuser une offre;
  • Pouvoir choisir de réorganiser son horaire afin de suivre un cours de yoga;
  • Pouvoir déterminer de l’heure à laquelle on rentre à la maison le soir.

Locus externe de contrôle :

  • Avoir le sentiment que c’est notre patron qui décide de nos priorités de la journée;
  • Avoir le sentiment que c’est notre conjointe qui décide de notre horaire;
  • Avoir le sentiment que ce sont nos parents qui décident de l’éducation de nos enfants.

L’autonomie, c’est avoir le sentiment que nos choix proviennent de nous-mêmes, qu’on est libre en tant qu’individu et que l’on peut soi-même organiser notre vie de façon harmonieuse avec toutes nos autres valeurs et tous nos autres choix.

L’autonomie, en somme, c’est le besoin de sentir que nos actions proviennent de nous, que l’on est à la base de nos choix.

On distingue également :

  • L’avidité d’autonomie : c’est-à-dire d’avoir toujours besoin de se sentir en contrôle de ce que l’on fait;
  • La satisfaction du besoin d’autonomie : c’est-à-dire de se sentir – en général – libre de poser des actions et de penser selon notre propre volonté;
  • L’évitement de l’autonomie : c’est-à-dire avoir peur des responsabilités.

Et vous, où vous situez vous?
Votre besoin d’autonomie est-il satisfait dans vos relations? Au travail?

The End

Remontons maintenant à la surface et reprenez votre souffle! En attendant la suite, je vous offre cette citation afin de vous inviter à la réflexion :

“Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.” – Périclès

À très bientôt!

Motivation et bien-être au travail

Par Marie-Eve Gosselin.

Êtes-vous heureux au travail? Dans votre rôle? Dans vos fonctions? Dans vos rapports professionnels?

Est-ce que votre mandat vous correspond? Les projets qui vous sont confiés vous animent-ils? Adhérez-vous aux valeurs de votre organisation? Y êtes-vous attachées? Avez-vous du plaisir? Comment la façon dont vous percevez les choses influence-t-elle vos propres comportements? Avez-vous conscience de ce qui vous affecte? Êtes-vous sensible à l’influence que vous avez sur les autres?

Votre personnalité peut-elle s’exprimer? Vous sentez-vous compétent, adéquat, valorisé et reconnu? Avez-vous confiance en vos ressources et en vos capacités? Continuez-vous d’apprendre, de grandir et d’évoluer? Êtes-vous courageux?

Ça vous parle tout ça? Prenez un moment pour y réfléchir. Il n’y a pas de bonnes réponses et vos propres réponses sont toujours le plus intéressant puisque c’est de vous et de votre vie dont il s’agit! Quel sens donnerez-vous aux choses? Quelle orientation prendrez-vous? Êtes-vous libre de vos actions? Vous sentez-vous libre de choisir? Vous choisissez-vous?

Théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan

Les psychologues Deci et Ryan (Crédit de l’image : http://selfdeterminationtheory.org/wp-content/uploads/2014/09/DeciRyan.jpg)

Deci et Ryan sont deux psychologues, professeurs et chercheurs à l’Université de Rochester à New York. Ils ont co-fondés la théorie de l’autodétermination présentée en 1985 dans un ouvrage ayant pour titre : Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Selon leur vision, l’humain aurait des tendances naturelles à se comporter de manière efficace et saine. Selon leur théorie, trois besoins psychologiques sont fondamentaux à l’humain et à la base de notre motivation et de notre bien-être; c’est-à-dire : les besoins d’autonomie, de compétence et d’appartenance. (On y reviendra une prochaine fois, promis!)

Deci et Ryan affirment également que lorsqu’un individu est autodéterminé, il a un sentiment de liberté de faire ce qui est intéressant pour lui, important dans sa vie et qui lui apporte vigueur et énergie.

Besoins, besoins psychologiques, motivation et bien-être

Un besoin, c’est une condition inhérente à l’individu, ça lui appartient. Il provient de l’intérieur de lui et il est essentiel et nécessaire à sa survie, à sa croissance et à son bien-être. Un besoin est inné, on le transporte avec soi en tout temps, il peut être plus fort dans certains contextes, nous suit à peu près toujours et est également universel et observable dans toutes les cultures. Manger est un besoin, dormir en est un autre. La pyramide de Maslow, ça vous dit quelque chose?

Si un besoin n’est pas satisfait, il endommage notre bien-être physique; on va le ressentir et ça va amener des conséquences négatives sur notre bien-être psychologique à long terme.

On a aussi des besoins psychologiques! Ils sont également universels et observables, on les transporte aussi avec soi, ils endommagent notre bien-être psychologique s’ils ne sont pas satisfaits ET ils le favorisent s’ils sont satisfaits. Magie!

États affectifs, sentiments et émotions

Nos états affectifs et nos humeurs nous informent sur nos besoins grâce à nos sentiments et nos émotions; notre motivation sert à y répondre en nous fournissant la force nécessaire pour agir et – ainsi – nous permettre de préserver notre bien-être psychologique et notre intégrité physique.

Notre corps nous parle et il est si brillant, l’écoutez-vous suffisamment? Êtes-vous sensible à vos propres besoins? Oui? Quels sont vos désirs? Que désirez-vous?

The End

Je vous quitte ici pour aujourd’hui, autrement je vous surchargerais d’information! Je laisse donc le tout descendre et prendre sa place et on se retrouve bientôt avec la suite! En attendant, je vous offre cette citation que j’apprécie particulièrement :

« La vie n’est que le reflet des couleurs qu’on lui donne. Il appartient à l’homme de savoir cultiver sa vie. » – Henri Grouès, dit l’abbé Pierre.

Bonne réflexion!