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Motivation et bien-être au travail

Par Marie-Eve Gosselin.

Êtes-vous heureux au travail? Dans votre rôle? Dans vos fonctions? Dans vos rapports professionnels?

Est-ce que votre mandat vous correspond? Les projets qui vous sont confiés vous animent-ils? Adhérez-vous aux valeurs de votre organisation? Y êtes-vous attachées? Avez-vous du plaisir? Comment la façon dont vous percevez les choses influence-t-elle vos propres comportements? Avez-vous conscience de ce qui vous affecte? Êtes-vous sensible à l’influence que vous avez sur les autres?

Votre personnalité peut-elle s’exprimer? Vous sentez-vous compétent, adéquat, valorisé et reconnu? Avez-vous confiance en vos ressources et en vos capacités? Continuez-vous d’apprendre, de grandir et d’évoluer? Êtes-vous courageux?

Ça vous parle tout ça? Prenez un moment pour y réfléchir. Il n’y a pas de bonnes réponses et vos propres réponses sont toujours le plus intéressant puisque c’est de vous et de votre vie dont il s’agit! Quel sens donnerez-vous aux choses? Quelle orientation prendrez-vous? Êtes-vous libre de vos actions? Vous sentez-vous libre de choisir? Vous choisissez-vous?

Théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan

Les psychologues Deci et Ryan (Crédit de l’image : http://selfdeterminationtheory.org/wp-content/uploads/2014/09/DeciRyan.jpg)

Deci et Ryan sont deux psychologues, professeurs et chercheurs à l’Université de Rochester à New York. Ils ont co-fondés la théorie de l’autodétermination présentée en 1985 dans un ouvrage ayant pour titre : Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Selon leur vision, l’humain aurait des tendances naturelles à se comporter de manière efficace et saine. Selon leur théorie, trois besoins psychologiques sont fondamentaux à l’humain et à la base de notre motivation et de notre bien-être; c’est-à-dire : les besoins d’autonomie, de compétence et d’appartenance. (On y reviendra une prochaine fois, promis!)

Deci et Ryan affirment également que lorsqu’un individu est autodéterminé, il a un sentiment de liberté de faire ce qui est intéressant pour lui, important dans sa vie et qui lui apporte vigueur et énergie.

Besoins, besoins psychologiques, motivation et bien-être

Un besoin, c’est une condition inhérente à l’individu, ça lui appartient. Il provient de l’intérieur de lui et il est essentiel et nécessaire à sa survie, à sa croissance et à son bien-être. Un besoin est inné, on le transporte avec soi en tout temps, il peut être plus fort dans certains contextes, nous suit à peu près toujours et est également universel et observable dans toutes les cultures. Manger est un besoin, dormir en est un autre. La pyramide de Maslow, ça vous dit quelque chose?

Si un besoin n’est pas satisfait, il endommage notre bien-être physique; on va le ressentir et ça va amener des conséquences négatives sur notre bien-être psychologique à long terme.

On a aussi des besoins psychologiques! Ils sont également universels et observables, on les transporte aussi avec soi, ils endommagent notre bien-être psychologique s’ils ne sont pas satisfaits ET ils le favorisent s’ils sont satisfaits. Magie!

États affectifs, sentiments et émotions

crédit de l’image : https://lh6.ggpht.com/PdVdPNqJpJ0uegNOov6IXNUMHexGuIw3Yam7qWyIMWNbd_-6iRUzGBdba8sRGllQSg=h900

Nos états affectifs et nos humeurs nous informent sur nos besoins grâce à nos sentiments et nos émotions; notre motivation sert à y répondre en nous fournissant la force nécessaire pour agir et – ainsi – nous permettre de préserver notre bien-être psychologique et notre intégrité physique.

Notre corps nous parle et il est si brillant, l’écoutez-vous suffisamment? Êtes-vous sensible à vos propres besoins? Oui? Quels sont vos désirs? Que désirez-vous?

The End

Je vous quitte ici pour aujourd’hui, autrement je vous surchargerais d’information! Je laisse donc le tout descendre et prendre sa place et on se retrouve bientôt avec la suite! En attendant, je vous offre cette citation que j’apprécie particulièrement :

« La vie n’est que le reflet des couleurs qu’on lui donne. Il appartient à l’homme de savoir cultiver sa vie. » – Henri Grouès, dit l’abbé Pierre.

Bonne réflexion!

Articles, deuil, La vie, Santé mentale, Stéphanie Deslauriers

Perte de poids et beauté?

Par Stéphanie Deslauriers.

« Wow! T’as don’ ben maigri! »

« Hey, t’as perdu du poids! Ça te va bien! »

« T’es don’ ben belle! T’as maigri, toi! »

J’ai reçu ces commentaires au cours des derniers jours, alors que la température grimpe, que les couches de vêtements se font de moins en moins nombreuses et que je revois les voisins qui hibernaient.

Est-ce que c’est flatteur? Noui… Je suppose.

Est-ce que je suis don’ ben une féministe frustrée, pas capable de prendre les compliments et je ne sais quoi encore? Non. Je suis une féministe, oui, mais pas frustrée. Et j’apprends de plus en plus à prendre les compliments. À dire « merci » sans vouloir pitcher tout de suite un compliment à l’autre.

Mais est-ce que « perdre du poids » est un compliment? Est-ce que le fait d’associer la perte de poids et la beauté est sain? Ils sont plutôt là, mes questionnements. Ainsi que tout ce que la perte et la prise de poids sous-tendent.

Il y a deux ans, mon corps (et mon cœur) a subi un choc immense : celui de porter la vie puis, de la perdre. S’en est suivie une longue période de deuil, de déprime, de remises en question : « Pourquoi moi? Pourquoi la vie? Pourquoi la mort? Qui suis-je? Que sais-je? Où vais-je? ». La totale, quoi.

Et comme j’avais moins d’énergie (parce que je la passais à apprendre à vivre avec la vide et à essayer de répondre à des questions existentielles qui tournaient en boucles dans ma tête), je n’avais pas envie de cuisiner, de bien m’alimenter, de sortir dehors, de bouger. J’avais plutôt envie d’engouffrer un sac de chips au complet après avoir englouti une barre de chocolat au caramel à la fleur de sel. À engourdir mes sensations (dont celles de la satiété). De me sentir pleine à nouveau.

Toutou sur le bord de l’eau

Bien sûr, j’ai pris du poids. Personne (à part mon père; « y’é pas barré », comme on dit) ne m’a parlé de ma prise de poids. Ou de ce qui pouvait sous-tendre cela. Peut-être par malaise, par méconnaissance, par crainte de ne pas trouver les bons mots. Peut-être la peur de me blesser, aussi.

Depuis quelques mois, je me nourris mieux. J’ai envie de bien manger. De me sentir en forme. Depuis septembre, aussi, à tous les jours et ce, plusieurs fois par jour, je vais promener Toutou, je cours avec lui, lui lance la balle, l’amène au parc à chiens, alouette. Je mange beaucoup, beaucoup moins de comfort food, je mange quand j’ai faim et j’arrête lorsque je n’ai plus faim (!) et j’ingère beaucoup plus de fruits.

Dehors en tout temps!

Je me sens mieux dans ma peau, ça me fait du bien de prendre l’air à tous les jours en bonne compagnie, d’apprécier les moments de repas et d’être capable de tolérer la faim (sans le vivre comme un drame ou comme une angoisse du vide).Mais tout ça sous-tend quelque chose de fondamental : je vais mieux. Je vais bien, même. Mon deuil suit son cours, je suis capable de parler de l’enfant que j’ai portée sans pleurer (sans même en avoir le goût ou le besoin), je suis capable de sourire en me remémorant cette période de ma vie, de me défaire des vêtements de maternité, de me sentir ancrer dans le moment présent et j’en passe. Je vais mieux donc, je mange mieux et je mange mieux parce que je vais mieux.

Et c’est ça, qui me rend belle.