Articles, La vie

Le bilan 2015 et les espoirs pour 2016 de… Geneviève Chénard

Par Geneviève Chénard.

Faire un bilan de 2015 me semble impossible tellement il y a eu d’événements marquants. Je n’arrive même plus à me rappeler si certains se sont déroulés cette année ou l’an dernier. C’est tellement effrayant que c’est Facebook qui me rappelle certains de mes souvenirs !

Alors plutôt que de faire un bilan pathétiquement vide et sans doute erroné des événements marquants, j’ai plutôt choisi de parler de ce que j’ai appris cette année…apprentissages qui ouvrent la voie à l’année 2016.

Cette année, j’ai appris que j’étais compétente dans une foule de domaines au niveau professionnel. En fait, je n’ai pas tant appris que j’étais compétente, mais j’ai plutôt commencé à y croire. Le syndrome de l’imposteur qui me caractérise généralement, bien que j’expose plutôt une belle confiance en moi, était toujours plus important que la fierté que je pouvais éprouver à m’accomplir. Ceux qui ont ce syndrome pour meilleur ami comprendront; mes réussites étaient toujours des coups de chance, il était évident qu’à force de me côtoyer, les gens se rendraient compte que j’étais poche, et j’en passe.

Cette année, j’ai appris que même avec mes vergetures, ma peau un peu molle, mes cheveux nécessitant une teinture, mes cernes parfois prononcées, j’ai le droit de me trouver belle! Alors, je me donne aussi cette permission.

993888_10153468158987690_8941837277846788402_nCette année, j’ai lu la phrase de Ghandi « Be the change you wish to see in the world ». C’est sans doute celle qui m’a le plus marquée. Cette année, j’ai osé un peu plus fort affirmer mes opinions, mes idées et ce, même si elles sont souvent divergentes. J’ai appris que d’autres pensaient comme moi sans nécessairement oser le dire. J’ai appris que j’avais une voix et du sens. J’ai aussi commencé à regarder ce que je veux être comme personne, ce que je désire devenir et je vais trouver des moyens pour l’incarner.

Be the change

En ces temps où l’humain me désespère un peu parce qu’il catégorise, démonise, assassine au nom d’un dieu quelconque, il me semble que 2016 devrait être une année où nous personnifions le changement, un humain à la fois. Un changement ouvert, positif, intégratif, communautaire. Cette année, j’ai envie de faire de mon environnement un monde meilleur que celui de peur où nous vivons actuellement.

Je vous souhaite donc, à tous, que cette année en soit une merveilleuse où vous trouverez vos voix et vos voies, où vous pourrez être ce changement pour vous et ceux que vous aimez. Je nous souhaite qu’ensemble, nous nous rappelions le sens de la communauté sans égard à la couleur, la race, la religion.

Bonne année 2016.

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Le bilan 2015 et les espoirs 2016 de… Stéphanie Deslauriers

Par Stéphanie Deslauriers. 

Les 360 quelques derniers jours ont été, pour ma part, intenses.

La mort de deux personnes aimées, deux hospitalisations, un déménagement, une garde partagée d’un Poulet, une insécurité financière due à des changements professionnels, une Daphnée (c’est plus beau et surtout, plus près de la réalité que « une fausse couche »).

Des deuils, des adaptations, des changements, de l’impuissance, de l’incompréhension, de l’injustice, de la douleur…

Mais à travers ça, de la beauté, malgré tout. Grâce à tout.

Une famille qui s’unit, des liens qui se tissent de plus en plus serrés, une force qui se développe, une capacité à lâcher prise qui prend de l’ampleur, une habileté à accepter (accueillir, mettons. C’est plus réaliste.) ce qui se présente, un amour qui se décuple à la vitesse turbo V.

Une charge de cours qui n’était pas « supposée », la rencontre de 120 étudiants brillants, confiants, vulnérables, beaux; la confiance de plus d’une dizaine de familles pour que je me déplace chez eux, dans leur intimité, afin de les aider à s’aider; la confiance (bis) de quelques dizaines d’organismes qui tiennent à ce que je rencontre leurs membres afin de les (in)former sur divers sujets pédagogiques et éducatifs; la collaboration de cinq merveilleuses personnes sur ce blogue; le privilège renouvelé de faire partie de l’équipe de l’émission Format Familial et d’aller faire des coucou à Isabelle Maréchal, Mario Dumont et leurs comparses dans divers médias.

J’ai appris énormément, cette année.

bilan2015

Entre autres, que les événements ne nous définissent pas, quels qu’ils soient. La façon dont on y fait face parle beaucoup plus de qui nous sommes que l’inverse. Que les vagues qui déferlent ne nous détruisent pas. Elles nous polissent, plutôt.

Que nos liens aux autres se soudent, dans l’épreuve. Que certains se défont et c’est correct ainsi. Qu’on a viscéralement besoin de connexion à autrui, pour vivre (et non pas « que » survivre). Qu’on ne fera jamais, JAMAIS l’unanimité. Aussi bien faire ce qui NOUS rend heureux, ce qui est en cohérence avec nous-mêmes.

Que l’approbation d’autrui ne vaut pas grand-chose quand on n’arrive pas à s’en donner à soi-même. Que le succès et la popularité ne sont pas une fin en soi. Ils ne rendent pas heureux.

Que les blessures qui n’ont pas été pansées (ou l’ont mal été) restent. Qu’on ne peut pas décider tout bonnement de se couper des émotions de son choix; lorsqu’on tire la plug sur nos émotions, on le fait sur l’ensemble de celles-ci sans égard si elles sont le fun ou pas le fun.

Que, que, que. Que parfois, il faut savoir s’arrêter en s’en garder pour soi, dans l’intimité. Mon journal intime, mes amies intimes et ma famille ont bien droit à leurs petits secrets.

Pour 2016, je souhaite continuer à apprendre. Et préserver le lien qu’on a tissé ensemble. MERCI de me suivre depuis 2010. xxxx