Ras le bol, de la culture du viol

Par Annie Murphy.

« J’ai la chance de ne jamais avoir subi d’agression sexuelle. »

Cette phrase n’a aucun sens, mais c’est celle que j’ai dit sans trop réfléchir alors que je m’offusquais contre les nouvelles des derniers jours. L’actualité me donne envie de vomir. Au-delà de ces agressions annoncées, il y a cette culture du viol omniprésente qui nous fait nous sentir chanceuse de ne pas être une victime. C’est totalement fou quand on y pense; comment pourrions-nous être privilégiée de ne pas avoir été abusée? Comme si c’était pratiquement un passage obligé dans la vie d’une femme.

14712716_1279104625465618_1031949530810249685_oLes Américains s’apprêtent à élire un président qui s’est vanté de pouvoir embrasser et caresser l’entrejambe de n’importe quelle femme s’il le voulait. Un politicien québécois aurait agressé une jeune femme qui s’est fait demander si elle était certaine que c’était un viol par le policier à qui elle a voulu déposer une plainte. La victime de Brock Turner aux États-Unis s’est fait dire que la prison, c’était cher payé pour son agresseur qui a commis une « erreur de 20 minutes ». Un juge du Canada anglais a demandé à une victime de viol en salle d’audience pourquoi elle n’avait pas essayé de fermer les genoux. Une nouvelle étude en partenariat France-Québec vient de démontrer qu’un homme sur trois serait prêt à commettre un viol s’il était assuré de ne pas recevoir de plainte criminelle.

Je pourrais continuer encore longtemps. Malheureusement.

Oui, parce que des « T’es sûre que t’es prête à gâcher la vie de cet homme-là ? » lancé par des policiers et le fouillage intensif dans le passé amoureux et sexuel d’une victime pour la discréditer en cour ne sont que des pratiques courantes. Alors que plusieurs misogynes crient au complot féministe et profitent de l’impunité que les réseaux sociaux leur procurent pour lancer leur haine sur celles-ci, on s’enfonce dans la culture du viol.

« Ouais, mais les filles qui se disent victimes de viol mentent des fois », peut-être, mais qui sommes-nous pour juger de la véracité ou non de faits qui ne nous concernent pas? Laissons la justice faire son travail et la fille qui se retrouve coupable d’avoir inventé une histoire d’agression sexuelle subira les conséquences de ses actes.

En tant que société qu’on dit « évoluée », il serait important de se faire un examen de conscience. Il faudrait inculquer un savoir-être à nos institutions et leurs membres quand vient le temps de faire face à des cas d’agressions. Si peu d’entre elles sont rapportées, il y a matière à se questionner sur le pourquoi. Les familles, l’école et même les services de garde peuvent apprendre aux jeunes enfants le respect et l’égalité des sexes. Ça ne devrait même pas être une option d’éducation, ça devrait carrément faire partie du programme. C’est le rôle d’une société de se donner les moyens d’évoluer.

Je regarde ce qui se passe et je ne sais pas si je dois être triste, fâchée ou avoir peur, mais je serais portée à dire les trois.

Et pourtant, on n’a pas choisi ça.

Choisir ses batailles

Par Annie Murphy.

Toute ma vie, on m’a répété cette phrase : « Annie, choisis tes batailles ».

J’ai jamais vraiment compris la portée de cette phrase jusqu’à que ce je sois épuisée d’être épuisée. Épuisée de m’en faire pour tout, de vouloir tout régler, tout réparer. Épuiser de vouloir en faire toujours plus, de me donner plus que pas assez physiquement et surtout, psychologiquement.

La superwoman en moi a dû se rendre à l’évidence que je n’avais pas de super pouvoirs; je ne suis qu’humaine avec toute la part d’imperfections que ça comporte.

Dans la dernière année, j’ai compris à quel point les gens avaient raison : je dois choisir mes batailles. Je dois me questionner sur la pertinence de m’impliquer ou non dans une situation, un débat, un différend. Concrètement, que va m’apporter mon implication? Ai-je des bénéfices à participer à cette situation? Est-ce qu’au final je me sentirai plus mieux que mal? Si je réponds oui à ces deux dernières questions et que je sens que le jeu en vaut la chandelle de par les gains que j’en retirerai, je m’implique, sinon : out!

Ne pas choisir ses batailles m’a amenée à m’impliquer beaucoup trop émotionnellement que je ne l’aurais dû dans des situations perdues d’avance. Tenter d’influencer positivement quelqu’un, d’enseigner ou  de sensibiliser est souvent une quête vaine puisque les résultats de ces actions ne dépendent pas de nous.
12998593_128447197556028_8700924678826155535_nCombien de fois ai-je voulu empêcher des gens de se noyer pour finalement tomber à l’eau sans gilet avec eux? À combien de reprise je me suis lancée dans des débats inutiles qui ne m’ont qu’égratignée parce que j’argumentais avec des gens fermés d’esprit qui ne savaient qu’insulter? Combien de fois me suis-je butée à l’ignorance parce que je tentais de me prendre pour Mère Teresa et ouvrir les esprits non dotés d’empathie?

Une partie de moi ne regrette pas de s’être lancée dans ces batailles puisqu’il me reste l’impression d’avoir tout tenté et donc je me sens accomplie.  Par contre, j’ai infligé à mon amour-propre et à mes sentiments un tas de blessures inutiles parce que je n’ai pas su reconnaître mes limites et rendre les armes au moment opportun. Parce que parfois, abandonner le combat c’est le gagner.

Oui, je suis consciente que je dois choisir mes batailles et je dirais que j’ai fait un effort immense depuis un an à ce sujet, mais c’est encore toujours difficile. L’important, c’est que je le fais maintenant d’une façon saine. Je ne tente plus de m’embarquer dans des débats afin d’embellir mon image ou de valoriser mes valeurs et façons de faire. Le manque de confiance en soi est le pire bagage à traîner lorsque nous sommes incapables de choisir nos batailles. Parce qu’il n’est plus seulement important de remporter un combat, mais bien d’obtenir des appuis. Une bataille gagnée sans spectateur est si morose. On attend les applaudissements, les cris d’encouragements parce que ceux-ci nous renforcent et flattent si bien l’égo de celui ou celle qui n’a pas apporté  la confiance en soi dans son baluchon.

Nous devons penser à toute l’énergie positive que nous allons économiser et utiliser à bon escient en évitant de s’engager dans des batailles vaines. Il faut garder notre âme de guerrier pour s’impliquer uniquement dans les combats qui mettent notre bonheur en danger. Suis-je en train de dire qu’il ne faut pas se battre pour ceux qu’on aime? Aucunement, puisque leur bonheur implique le nôtre également. Il suffit simplement de ne pas oublier que la seule personne sur laquelle nous exerçons un pouvoir est nous-même. Rien ne sert à se damner à vouloir changer ou influencer l’opinion de quelqu’un qui ne veut rien entendre.

Concentrons-nous sur notre bonheur; la seule « bataille » qui vaille la peine.

Le danger des « gourous »

Par Annie Murphy.

Il y a quelques jours, je suis tombée sur une vidéo d’un motivateur-conférencier qui semble gagner des centaines d’adeptes jour après jour.

On va se le dire franchement : je n’ai absolument rien contre les « gourous » du bien-être. Je crois que ces gens peuvent apporter beaucoup de bien et d’inspiration dans la vie des gens. Le problème, c’est qu’il y en a beaucoup qui, à mon avis, dépassent les limites de leurs compétences professionnelles.

Dans la dite vidéo dont je vous parle, M. le motivateur explique à ses fans qui se questionnent sur leur santé mentale et qui croient être atteints de bipolarité d’arrêter de s’en faire, qu’ils ne le sont pas. Euh, PARDON?

La maladie mentale est un sujet sérieux qui se doit d’être expliqué par des professionnels du domaine, principalement des psychiatres. À moins que la motivateur en question ai fait des études en psychiatrie, je crois qu’il est extrêmement dangereux de sa part de donner son opinion sur le sujet.

Il raconte donc aux gens qui disent avoir des hauts et des bas et qui craignent être atteints de bipolarité qu’ils sont en fait totalement normaux, qu’ils n’ont juste pas réalisé ce qu’ils souhaitent dans leur vie ce qui explique leur « mal-être ». Dans la vidéo d’une durée approximative de douze minutes, il y va de ses propos motivateurs et, j’ose ajouter, manipulateurs.

Le danger ici c’est que oui, il y a des chances que des gens qui craignent d’être atteints de bipolarité le soit vraiment.

L’an dernier, avant qu’on me diagnostique, je le savais que j’étais bipolaire. Je ne le souhaitais pas, bien loin de là, mais mes connaissances en santé mentale m’ont fait prendre conscience de l’importance de consulter en psychiatrie parce que les chances que j’aie besoin d’une médication étaient bien présentes. Maintenant, je me mets dans la peau d’une personne qui n’a aucune connaissance en santé 20773-35844-imagementale, qui est vulnérable et qui tombe sur cette vidéo. Si j’étais cette personne, il y a de fortes chances que j’avale tout rond les belles paroles du motivateur-conférencier-qui-a-dont-l’air-crédible-parce-qu’il-a-plein-de-like-sur-sa-page-Facebook et que je me dise : « Ben coudonc, il doit avoir raison, han? ». Cette personne n’ira pas consulter et se privera possiblement de soins, de médication et d’un suivi nécessaire à sa santé mentale.

Tu ne peux pas te permettre de jouer ainsi avec la santé des gens. Surtout, tu ne peux pas te permettre d’aller au-delà de tes compétences professionnelles et diffuser publiquement à des centaines voire des milliers de personnes un message aussi grave qui banalise la maladie mentale.

Ce qui me fâche le plus dans cette vidéo, outre le fait qu’on tente de manipuler des gens vulnérables pour leur faire acheter des « tickets » pour nos conférences, c’est que le message qui est lancé encourage la stigmatisation et les préjugés qui entourent la maladie mentale. En tentant de « diminuer » la maladie, on n’encourage aucunement les gens à se renseigner sur celle-ci et à prendre leur santé en main. Je trouve ça inacceptable alors que nous tentons par toutes sortes de moyens de combattre la stigmatisation à coups de campagnes et de messages publicitaires depuis plusieurs années.

La bipolarité est une réelle maladie qui ne fait pas des gens atteints des monstres. Loin de là. Bon nombre de gens atteints que je connaisse sont probablement les personnes qui travaillent le plus sur leur bien-être et leur développement personnel en plus de s’engager dans la lutte aux préjugés avec le cœur rempli d’amour et un désir grandiose d’assurer à tous une meilleure place dans notre société.

Seulement au Québec,  Il y aurait au moins 100 000 personnes atteintes de bipolarité, mais uniquement 10% d’entre elles seraient diagnostiquées. Aussi, la  bipolarité est une maladie qui augmente drastiquement le risque de suicide chez les personnes atteintes. Alors, n’est-t-il pas dangereux de « rassurer » les gens au-delà des limites de votre champ d’expertise et ainsi ne pas les encourager à aller consulter? Respecter les limites de nos compétences professionnelles, c’est se respecter soi-même, mais surtout, respecter les gens à qui nous transmettons un message.

Merci d’en prendre bien note.

Vivre et laisser vivre

Par Annie Murphy.

Je sais pas si c’est moi qui tourne pas rond, mais je suis tannée.

Tannée des controverses parce que Marilou se prend en photo en allaitant son bébé. Je veux dire, voyons? Depuis quand on s’insurge devant un acte aussi beau et NORMAL qu’une femme qui nourrit son enfant? Quand est-ce qu’on va se révolter contre l’hypersexualisation présente partout dans les médias à la place? Voir une paire de seins à la télé aux heures de grande écoute, c’est banal, mais une femme qui allaite son bébé : Ouhhhh qu’elle cherche le trouble, elle!

Tannée des controverses parce que le gouvernement a décidé de mettre une femme voilée dans une de ses publicités et que le « p’tit peuple de fermés d’esprit » s’en sont insurgés jetant leur fiel sur tous ceux qui osaient prononcer des propos inclusifs. Évidemment, tout ça a commencé avec la participation de la nouvelle sensation du web, Mme Bianca Longpré, blogueuse au Huffington Post. On se rappellera de son dernier billet « T’as pas d’enfants, tu m’en dois une ». Il semblerait que cette femme ai compris que pour se faire enfin embaucher comme blogueuse et finir par être payée, il suffisait de semer la controverse (et accessoirement, s’en plaindre ensuite). Lâche pas Bianca, tu l’auras ta chronique au JdeM et t’iras bruncher avec Sophie, Richard et Lise Ravary.

Tannée de tout ça. Fatiguée qu’on gaspille de l’énergie là-dessus au lieu de protester contre les vrais problèmes, les vrais enjeux socio-politiques qui nous affectent tous. Tannée des « ti-jos connaissants » qui ont une logique et un raisonnement digne d’un élève de troisième année et qui lancent des débats insipides sur internet et qui s’obstinent à tenter d’avoir le dessus sur une personne renseignée et avertie.

Tannée qu’on s’intéresse plus aux séparations des « veudettes » (Allô Nathalie Petrowski) et aux selfies de « tout nu » de Kim « je recherche désespérément de l’attention » Kardashian, qu’aux véritables débats de sociétés. Tannée de ces amis Facebook qu’on ne peut pas enlever de nos contacts, mais qui partagent des vidéos pour rire des filles rondes ou des messages du genre : « Lolllll!!!!1! entéka, moé lé supposer vrai amis ki te jouzent d’en l’do, pu kapabe » (oui, je sais, y’a la fonction pour cacher leur publication…crois-moi que je le sais!).

Je sais pas, mais on dirait que je me reconnais plus dans tout ça. Suis-je une « étrange »? Le plus épeurant je dirais, c’est quand tu commences à ne plus te reconnaître en les gens de ton entourage. Quand tu as l’impression que tes propos, tes idées, tes valeurs ne sont pas partagées par eux ou pire même, qu’ils sont jugés, banalisés voire même ridiculisés.

Dernièrement, dans un élan de frustrations, j’ai décidé de m’obstiner sur internet (bravo la grande) avec des pseudo-intellos qui utilisaient des mots qui te ferait gagner à coup sûr au Scrabble pour expliquer leur pensée. J’ai été fascinée de voir la fermeture d’esprit et le bagage de préjugés entretenus par des gens d’apparence instruits et supposément cultivés. Qu’est-ce qui nous rend aussi moroses, désillusionnés et éventuellement, aussi fermés en tant que citoyens? Ok, les gouvernements n’aident en rien, mais quand même. Ça me fait peur moi une société aussi exclusive qui rejette l’autre et sa différence.

Dernièrement, il y a eu aussi le fameux débat lancé par Lise Thériault, ministre de la condition féminine qui est allé d’un : Je me considère pas comme une féministe, je suis plus pour l’égalité des sexes.

Depuis quand être féministe implique d’abaisser le statut de l’homme? Oui d’accord, il y a du féminisme extrémiste, comme dans n’importe quel autre mouvement social. Oui, il y a certains groupes qui excluent les hommes, qui les accusent de tous les maux des femmes et qui généralisent. Mais, à la base, être féministe ne veut pas simplement dire que nous sommes pour l’égalité des sexes et que la femme puisse jouir des mêmes droits que les hommes? Du moins, dans mon livre à moi, c’est pas mal ça la définition. Nul besoin de préciser que ce débat a enflammé les réseaux sociaux et suscités des réactions de toutes parts.

Bref, je suis tannée.

Le problème au Québec, selon moi, c’est que la maxime qui dit « vivre et laisser vivre » n’est pas suffisamment appliquée. Au lieu d’être un peuple qui se concentre sur notre bien-être et celui de nos concitoyens, on cherche la bibitte dans la différence. On cherche à critiquer parce que « c’est pas comme ça que nous on pense, c’est pas comme ça que nous on ferait ». On cherche à rallier les gens pour se conforter dans nos croyances, nos allégeances. Pourquoi plutôt ne pas voir la richesse que nous offre justement la différence? Les apprentissages qu’elle nous offre? La possibilité de comprendre et de connaître? Tout le potentiel que ça nous offre au lieu d’entretenir une haine néfaste et contre-productive?

J’écris tout ça et je réalise que moi-même je dois méditer là-dessus. Je juge aussi et je manque de tolérance envers ceux que je considère fermés d’esprit. Peut-être ont-ils quelque chose à m’apprendre eux également?

Ne serait-ce que « vivre et laisser vivre »…

Parce que le bonheur des uns peut faire le bonheur des autres aussi

Par Annie Murphy.

S’il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment des gens peuvent en vouloir au bonheur de certains.

Véritable preuve d’immaturité et d’un manque d’intelligence émotionnelle selon moi, je me sens frustrée quand je vois des gens souhaiter ou même pire, tenter de provoquer le malheur des gens heureux dont ils ne supportent pas le bonheur.

On dit, dans la vie, qu’on reconnaît nos vrais amis à ceux qui seront toujours là dans nos moments difficiles, j’ose ajouter qu’on reconnaît nos véritables amis en ceux qui vont partager notre bonheur, même si ce bonheur ne les implique pas personnellement.

L’envie et la jalousie sont des sentiments contre-productifs autant en amour qu’en amitié. À l’ère des réseaux sociaux où on se compare, où on prend pour acquis que tout ce qui est publié est digne d’un conte de fée, il est facile de croire que tout le monde est plus heureux que nous et de se sentir misérable. Quoiqu’il en soit, il est en de notre propre responsabilité d’améliorer notre sort si notre bonheur est mis à l’épreuve. Ceci est une attitude beaucoup plus productive et sexy que de s’en prendre au bonheur des autres.

La vérité est que nous avons tous de moins bons moments et des périodes de grandes joies. Tous.

bonheur

Quand ça arrive, ce serait bien de savoir qu’on peut compter sur notre entourage autant lors des uns que des autres. Parfois, nous sentons plutôt que nos décisions sont critiquées, peu importe lesquelles nous prenons; celles qui mènent à notre malheur tout comme celles qui contribuent à notre bonheur.

Je dirais même que si nous avons le malheur d’avouer ouvertement à des gens que nous travaillons intensivement sur notre développement personnel, sur l’amélioration de nos conditions de vie, il n’est pas rare de voir un rictus s’échapper : « Haha, ok ouin, tu vas lire des livres de psycho-pop genre Le bonheur, mode d’emploi, haha ».

Ouin pis? En quoi que travailler sur nous nous rend ridicule? Devenir une meilleure personne signifie aussi devenir meilleure auprès de notre entourage : plus compatissant, plus empathique, plus ouvert… Il me semble que la chose à faire ici est plutôt d’encourager cette personne dans sa démarche.

Et si nous ressentons une once d’envie, de jalousie ou que nous nous sentons attaqué par son bonheur, pourquoi ne pas plutôt s’inspirer de sa démarche pour l’intégrer à sa vie? Tout à coup que ça nous rendrait heureux aussi.

J’ose croire que tout le monde s’en porterait mieux.