L’art de bien s’entourer

Par Geneviève Chénard.

Je suis profondément amoureuse de mes amis. Ils sont ma famille, ma passion, mon quotidien. À plusieurs d’entre eux je parle tous les jours, même si ce ne sont que quelques mots sur Facebook. Ils sont mes tuteurs de résilience, mes supports physiques et psychologiques. Ils sont, tout simplement.

Je clame souvent la chance que j’aie de les avoir. On me répond que ce n’est pas de la chance. Soit! Mais dans le fond, ça en est! Ils sont là, dans ma vie, à la suite de rencontres fortuites ou parce qu’ils étaient la relation de relations. Ils ont été mes intervenants, mes collègues de classe, mes co-zélés dans des projets communautaires, mon inspectrice en bâtiment, mon coach dans un concours, mes étudiants, les blondes ou chums, frères ou sœurs d’autres amis, cousins, beaux-frères et belles-sœurs, associés, collègues de travail, amoureux. Ils sont issus de l’enfance, de l’adolescence, de l’âge adulte; j’en ai qui sont là depuis plus de 30 ans.penseeposit

Tous les jours, ils prennent tous le risque de m’entendre grogner, de me voir pleurer, de me voir me tromper (et de répéter mes erreurs à quelques reprises!). Ils me prêtent les épaules pour pleurer, les bras pour travailler, les têtes pour réfléchir et les rires pour décanter. Durant la dernière année, alors que je tardais à faire des changements à vie et que je répétais sans cesse de la même chose, ils ont été là, ils ont été des amis. Sans eux…. Je n’aurais jamais pu laisser repousser mes ailes.

Avec toute ma tendresse, parce que grâce à vous le soleil brille de plus en plus fort.

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Mes petites étoiles

Par Caroline Charpentier.

Je naviguais sur le net et j’ai trouvé un passage du livre de Katherine Pancol, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

«Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang. Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner.»

Je reprends donc ce paragraphe pour vous parler de ma propre interprétation.

«Il y a des gens […] qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas.» Cette impression d’être dans l’ombre de quelqu’un. Pas besoin d’être toujours au soleil. Mais dans une relation saine, les deux personnes ont leur importance au soleil, elles sont l’une à côté de l’autre. Ou bien, l’une est devant l’autre pour la soutenir, pour la guider sans jamais la cacher complètement du soleil. Si c’est le contraire, c’est à ce moment que je me rends compte que cette relation n’est pas saine pour moi.

«Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.» C’est imagé comme phrase mais combien vraie. Ces relations d’où on en ressort meurtris, sans énergie et complètement vidés.

Je veux m’attarder sur la suite de ce passage que je trouve particulièrement intéressant.

«Il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.» J’ai plein d’exemples de personnes qui me viennent en tête qui ont croisés mon chemin et m’ont dit des phrases si encourageantes. Qui m’ont raconté leurs difficultés avec sincérité, ce qui à mon tour m’a amenée à prendre exemple sur leur façon d’affronter certains événements. Tsé le genre de rencontre qui déstabilise parce que la discussion arrive à point. «Ben voyons donc, c’est spécial que je sois en train de parler de ça alors que j’y pensais dernièrement.» Adon ou pas, hasard, coïncidence, destin, name it! Ce qui importe c’est de saisir ces moments.

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Ou ce beau gamin de 2 ans que je croise et qui me fait un superbe sourire ou cette petite phrase courte que la caissière me dit tout bonnement. Ou quelqu’un qui me dit tout bonnement que j’ai un beau sourire. Ça fait du bien, un gros velours pour l’estime j’en consens.

«Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine  […] vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous.» Des petits messages que je reçois de connaissances qui prennent le temps de me dire qu’elles pensent à moi, que je les inspire. Ces gens qui n’hésitent pas à m’offrir leur aide, leur soutien, leurs encouragements, ça fait chaud au cœur! J’ai en tête plusieurs personnes que j’ai croisées et j’ai pris le temps de savourer ces petits moments partagés avec eux. Même ces personnes que je connaissais à peine qui sont devenues pour moi des références, des alliés, des mentors, des amis… Elles ont pris le temps de m’expliquer les étapes à franchir avec une authenticité remarquable. Tsé cette sincérité qu’on sait rapidement que c’est pour nous amener à une prochaine étape, nous soutenir dans nos démarches, pour nous conseiller et surtout pour nous faire grandir.

«Ils ont  […] déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner.» Merci à chacun de vous qui a fait en sorte que je sois cette personne aujourd’hui. Je n’ai pas besoin de vous nommer un à un car toutes les fois que j’ai eu ce sentiment, je vous ai clairement dit combien j’étais reconnaissante, combien j’appréciais ce mot, cette phrase, cette attention, cette discussion… C’est vrai qu’on entend des fois que les gens sont méchants. Mais aujourd’hui, je tiens à dire qu’il y en a du bon monde! Pis du maudit bon monde en plus!

Qui sont ces personnes pour vous?

Parce que le bonheur des uns peut faire le bonheur des autres aussi

Par Annie Murphy.

S’il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment des gens peuvent en vouloir au bonheur de certains.

Véritable preuve d’immaturité et d’un manque d’intelligence émotionnelle selon moi, je me sens frustrée quand je vois des gens souhaiter ou même pire, tenter de provoquer le malheur des gens heureux dont ils ne supportent pas le bonheur.

On dit, dans la vie, qu’on reconnaît nos vrais amis à ceux qui seront toujours là dans nos moments difficiles, j’ose ajouter qu’on reconnaît nos véritables amis en ceux qui vont partager notre bonheur, même si ce bonheur ne les implique pas personnellement.

L’envie et la jalousie sont des sentiments contre-productifs autant en amour qu’en amitié. À l’ère des réseaux sociaux où on se compare, où on prend pour acquis que tout ce qui est publié est digne d’un conte de fée, il est facile de croire que tout le monde est plus heureux que nous et de se sentir misérable. Quoiqu’il en soit, il est en de notre propre responsabilité d’améliorer notre sort si notre bonheur est mis à l’épreuve. Ceci est une attitude beaucoup plus productive et sexy que de s’en prendre au bonheur des autres.

La vérité est que nous avons tous de moins bons moments et des périodes de grandes joies. Tous.

bonheur

Quand ça arrive, ce serait bien de savoir qu’on peut compter sur notre entourage autant lors des uns que des autres. Parfois, nous sentons plutôt que nos décisions sont critiquées, peu importe lesquelles nous prenons; celles qui mènent à notre malheur tout comme celles qui contribuent à notre bonheur.

Je dirais même que si nous avons le malheur d’avouer ouvertement à des gens que nous travaillons intensivement sur notre développement personnel, sur l’amélioration de nos conditions de vie, il n’est pas rare de voir un rictus s’échapper : « Haha, ok ouin, tu vas lire des livres de psycho-pop genre Le bonheur, mode d’emploi, haha ».

Ouin pis? En quoi que travailler sur nous nous rend ridicule? Devenir une meilleure personne signifie aussi devenir meilleure auprès de notre entourage : plus compatissant, plus empathique, plus ouvert… Il me semble que la chose à faire ici est plutôt d’encourager cette personne dans sa démarche.

Et si nous ressentons une once d’envie, de jalousie ou que nous nous sentons attaqué par son bonheur, pourquoi ne pas plutôt s’inspirer de sa démarche pour l’intégrer à sa vie? Tout à coup que ça nous rendrait heureux aussi.

J’ose croire que tout le monde s’en porterait mieux.

La visite : petit guide de l’imparfaite ménagère

J’hais ça, flasher. « Pour impressionner quelqu’un » n’a jamais été un motivateur assez fort pour me faire faire quelque chose.

Je suis pas jet set; j’hais ça, aller dans des endroits où il y a trop de bruit, où je n’entends pas mon interlocuteur et où il m’en coûte pour garder le sourire alors que je suis surstimulée.

Je me suis départi de toutes mes chaussures à talon haut : pas confortables.

Avant de recevoir de la visite, je suis pas le genre à faire un grand ménage, non plus. Mon chez-moi est propre au quotidien alors à quoi bon?

D’autant plus que les gens que j’invite à la maison, je ne cherche pas à les impressionner avec mes skills de ménagère : ce sont les membres de ma famille, mes amis de toujours. Ils me connaissent justement depuis toujours.

10460552_10153123213780622_7583558189185833009_nIls savent que j’ai tendance à oublier de mettre mes verres au lave-vaisselle et ainsi, à en accumuler une certaine quantité de pièce en pièce. Que je n’aime pas faire mon lit (anyways, parait que c’est pas bon pour les acariens) et que j’ai des calepins/crayons/listes un peu partout.

Plus que mon ménage, ces gens qui viennent chez moi connaissent mes plus grands défauts, mes peurs viscérales, mes plus sombres bibittes. Et le pire – le mieux, en fait – c’est qu’ils m’aiment comme ça. Fou, hen?

Et je serais vraiment, mais vraiment étonnée qu’une de ces personnes m’en veuille parce que je n’ai pas passé la balayeuse dans l’heure précédant son arrivée (de toutes manières, c’est ben mieux la passer après que la visite soit partie, surtout si on a grignoté dans le salon, genre), qu’elle écrive un statut Facebook, photo à l’appui, sur mon lit défait ou qu’elle me flushe de sa vie parce qu’elle avait une miette de petite bouchée pris sous sa chaussette gauche.

Mes amis m’ont quand même vue à l’hôpital, en convalescence, en deuil, en larmes et en morve, en criss, en linge mou avec pas d’brassière, les cheveux gras et/ou le regard vide.

Je pense qu’avec tout ça, s’ils ont décidé de rester, c’est pas un peu de désordre qui va les faire fuir.

Faites comme moi : relaxez, passez pas la balayeuse et accueillez vos invités.

Bon temps des Fêtes, gang!

Le bilan 2015 et les espoirs 2016 de… Stéphanie Deslauriers

Par Stéphanie Deslauriers. 

Les 360 quelques derniers jours ont été, pour ma part, intenses.

La mort de deux personnes aimées, deux hospitalisations, un déménagement, une garde partagée d’un Poulet, une insécurité financière due à des changements professionnels, une Daphnée (c’est plus beau et surtout, plus près de la réalité que « une fausse couche »).

Des deuils, des adaptations, des changements, de l’impuissance, de l’incompréhension, de l’injustice, de la douleur…

Mais à travers ça, de la beauté, malgré tout. Grâce à tout.

Une famille qui s’unit, des liens qui se tissent de plus en plus serrés, une force qui se développe, une capacité à lâcher prise qui prend de l’ampleur, une habileté à accepter (accueillir, mettons. C’est plus réaliste.) ce qui se présente, un amour qui se décuple à la vitesse turbo V.

Une charge de cours qui n’était pas « supposée », la rencontre de 120 étudiants brillants, confiants, vulnérables, beaux; la confiance de plus d’une dizaine de familles pour que je me déplace chez eux, dans leur intimité, afin de les aider à s’aider; la confiance (bis) de quelques dizaines d’organismes qui tiennent à ce que je rencontre leurs membres afin de les (in)former sur divers sujets pédagogiques et éducatifs; la collaboration de cinq merveilleuses personnes sur ce blogue; le privilège renouvelé de faire partie de l’équipe de l’émission Format Familial et d’aller faire des coucou à Isabelle Maréchal, Mario Dumont et leurs comparses dans divers médias.

J’ai appris énormément, cette année.

bilan2015

Entre autres, que les événements ne nous définissent pas, quels qu’ils soient. La façon dont on y fait face parle beaucoup plus de qui nous sommes que l’inverse. Que les vagues qui déferlent ne nous détruisent pas. Elles nous polissent, plutôt.

Que nos liens aux autres se soudent, dans l’épreuve. Que certains se défont et c’est correct ainsi. Qu’on a viscéralement besoin de connexion à autrui, pour vivre (et non pas « que » survivre). Qu’on ne fera jamais, JAMAIS l’unanimité. Aussi bien faire ce qui NOUS rend heureux, ce qui est en cohérence avec nous-mêmes.

Que l’approbation d’autrui ne vaut pas grand-chose quand on n’arrive pas à s’en donner à soi-même. Que le succès et la popularité ne sont pas une fin en soi. Ils ne rendent pas heureux.

Que les blessures qui n’ont pas été pansées (ou l’ont mal été) restent. Qu’on ne peut pas décider tout bonnement de se couper des émotions de son choix; lorsqu’on tire la plug sur nos émotions, on le fait sur l’ensemble de celles-ci sans égard si elles sont le fun ou pas le fun.

Que, que, que. Que parfois, il faut savoir s’arrêter en s’en garder pour soi, dans l’intimité. Mon journal intime, mes amies intimes et ma famille ont bien droit à leurs petits secrets.

Pour 2016, je souhaite continuer à apprendre. Et préserver le lien qu’on a tissé ensemble. MERCI de me suivre depuis 2010. xxxx