Ariane Mimeault, Articles, Opinions

Ariane a lu…

Par Ariane Mimeault.

J’ai lu…

Tout savoir pour composer avec les turbulences à l’adolescence  (et révéler l’être génial, fantastique et exceptionnel que tu es!)

Un ouvrage de référence pour aider notre ado à gérer ses émotions en dents de scie, ses remises en question, ses inquiétudes et angoisses, c’est plutôt bienvenue quand on ne sait plus par quel bout le prendre! On a beau être passé par là, les vieilles expériences de vie ne suffisent pas toujours pour démêler les nœuds existentiels de notre grand enfant. Que deux doctorantes en psychologie aient pensé écrire un livre destiné à cette catégorie d’âge est une idée de génie! Car face à cette période délicate, un parent se sent parfois bien démuni pour apporter réconfort et soutien à son adolescent qui lui tourne le dos…

Rédigé dans un langage simple et accessible, le livre s’adresse directement aux jeunes qui vivent des difficultés et ont besoin d’un coup de pouce pour arriver à voir plus clair. Il donne des méthodes et outils concrets pour se sortir de situations embarrassantes, paralysantes, inconfortables. Comment négocier avec l’incertitude ou comment se libérer de pensées obsédantes par exemple.

Il y a même des exercices pratiques pour mettre en place ces stratégies, car c’est ça le secret si on veut que ça marche : il faut le faire, pas juste le lire! Les rubriques « Souviens-toi » à la fin de chaque chapitre et le graphisme qui punche les éléments importants aident également à bien intégrer les notions et facilitent la lecture.

Au fil des pages, j’ai retrouvé des pistes de réflexion et trucs déjà vus en psychologie positive et en gestion des troubles anxieux. Des choses qui peuvent sembler relever du gros bon sens pour les adultes que nous sommes. Mais pour des ados qui ne sont pas familiers avec ce type d’approche, ce livre, qui est une forme d’introduction à la psychologie, peut être d’une aide précieuse. Pour certains adulescents aussi…

Sans blague, cette petite plaquette est suffisamment bien faite pour être consultée par toute personne qui traverse une zone de turbulences. À mettre dans sa bibliothèque pour le bénéfice de tous!

***Un merci spécial à Julie Philippon (alias Mamanbooh) grâce à qui cette lecture a été rendue possible et à Marie-Anne de chez Midi Trente pour sa collaboration spontanée.***

 

Tout savoir pour composer avec les turbulences à l’adolescence (et révéler l’être génial, fantastique et exceptionnel que tu es!)

par Isabelle Geninet et Amélie Seidah, doctorantes en psychologie

publié aux Éditions Midi Trente

Psst! 

Articles, parentalité

Mes filles, mon miroir?

Par Ariane Mimeault.

Constater qu’on a transmis nos travers, nos bibittes à nos enfants est déstabilisant. On se dit « Merde, mais qu’est-ce que j’ai fait? » et on aimerait bien trouver la machine à remonter le temps pour corriger la situation. Mais non, on n’a pas de deuxième chance quand on élève un enfant. Pire, on n’a pas de manuel d’instructions ni de cours préparatoires. On apprend sur le tas, avec le lot d’essais-erreurs que ça comporte. Et parfois, on se trompe sans le réaliser sur le coup, parce qu’on n’est pas parfait, qu’on fait de son mieux et qu’on n’a pas de boule de cristal pour prédire comment telle intervention affectera la psyché de notre enfant.

Mes filles ont 11 ans et 15 ans et je me rends compte de plus en plus souvent à quel point elles ont intégré, malgré moi, certaines de mes réactions pas toujours glorieuses face à divers obligations ou évènements. Par exemple, je n’aime pas magasiner, mais vraiment pas. Je l’ai maintes fois formulé en leur présence, en arpentant les allées du centre commercial à la recherche d’une xième paire de mitaines ou DU t-shirt blanc exigé en éduc. Je n’aurais pas dû.

J’aurais dû refouler mon agacement, ne pas l’exprimer devant elles, faire mon devoir de parent responsable sans chigner. Car de ces séances de magasinage-bougonnage, elles ont gardé une aversion pour les centres d’achats. Sauf que lorsque tes souliers ne te font plus, il faut bien aller en acheter des plus grands! Une sortie qui se transforme littéralement en corvée pour mes filles, assortie de l’humeur qui vient avec.

Si je pouvais recommencer ce petit bout de leur éducation, je le ferais. Même chose pour l’organisation de fêtes d’enfants qui ne m’enchante pas, la cuisine que je n’aime pas trop faire, la chaleur que je supporte mal, etc. Avoir su que mes filles enregistreraient ça sur leur disque dur au point de reproduire mes comportements, j’aurais fait plus attention. Elles n’ont pas à vivre les mêmes frustrations, inconforts, malaises que leur mère.

Crédit : http://www.mercipourlechocolat.fr/wp-content/uploads/2007/06/merefille801.jpg

Petite consolation, elles n’ont pas pris que mes mauvais plis! Quand j’entends ma grande s’emporter face à une injustice ou ma plus jeune s’inquiéter du bien-être de tout un chacun, je me dis que j’ai quand même fait une pas pire job. Mais de constater à quel point j’influence mes enfants, sans en être toujours consciente, me fera davantage tourner la langue sept fois avant d’ouvrir la bouche quand elles sont là.

Les enfants apprennent beaucoup par imitation à ce qu’il paraît. Plus tôt on le réalise, plus on leur permettra de grandir libres de nos défaillances.