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L’art de trouver l’équilibre

Par Stéphanie Deslauriers.

L’équilibre n’est pas une fin en soi mais plutôt un processus en constante évolution.

Pour trouver l’équilibre, il est nécessaire de vivre un déséquilibre; l’un ne va pas sans l’autre.

Le déséquilibre est non seulement nécessaire mais normal, aussi. Il est quotidien à plus ou moins grande échelle.

Certaines épreuves nous ébranlent grandement. C’est le cas, notamment, d’un deuil, d’une séparation, de la maladie, d’un décès d’un de nos proches, d’un déménagement, d’un changement de carrière, etc. Certaines épreuves sont positives. N’en demeure pas moins qu’elles sont stressantes (c’est le cas, notamment, du début d’un nouvel emploi, aussi stimulant soit-il).

Dans ces cas, le déséquilibre est plus grand et le processus de retour à l’équilibre peut être plus long et ardu.

D’autres déséquilibres sont plus minimes. Par exemple, des travaux sur la route qui nous ralentissent et nous mettent en retard; plus de café un matin où on en aurait particulièrement eu besoin; un désaccord avec notre conjoint sur l’activité à faire aujourd’hui, etc.

Dans ces situations, dépendamment de notre humeur et de notre niveau d’énergie, l’équilibre se retrouvera relativement facilement et rapidement.

Personne n’est à l’abri du stress, des frustrations et des déceptions. Ils sont normaux et fréquents. Le constat est cependant le suivant : plusieurs personnes n’ont pas d’outils ni de stratégies pour gérer ces petits déséquilibres, qui finissent par s’accumuler et générer un plus gros déséquilibre. L’effet « boule de neige » s’enclenche.

IMG_20160723_084529335La lecture, l’écriture, la méditation, le yoga, le sport, les discussions à cœur ouvert avec des personnes de confiance, le partage d’un bon repas en bonne compagnie, la marche, les activités dans la nature sont toutes des façons d’apprendre à se connecter à soi-même, à ses émotions pour apprendre à les accepter et les gérer. Pour retrouver l’équilibre – ou pour prévenir les déséquilibres ou du moins, atténuer leurs effets collatéraux.

IMG_20160614_082807948_HDRAu printemps, j’ai commencé à m’entraîner de manière plus assidue, moi  qui ne suis pas une fan des gyms, des cours de groupe et des horaires à respecter pour bouger. J’ai envie de me défouler au moment où j’en ai besoin. J’ai commencé un programme d’entrainement chez moi (je déteste me déplacer pour faire du sport) et surprise! J’aime ça. Et je le fais avec plaisir. Je ressens le besoin de le faire. Je me sens fière quand j’arrive à m’entrainer plus intensément et plus longtemps que la fois précédente. Je sens que j’ai plus d’énergie. Que je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête. Je sais, rien de révolutionnaire ici : TOUTES les études sur le sujet prouvent, avec des données scientifiques et tout le tralala, que les effets de l’activité physique sont positifs.

Mais encore faut-il trouver l’activité, la fréquence et l’intensité qui nous conviennent pour que la motivation soit de la partie!

IMG_20160717_124554288En complément, je continue de gribouiller dans mon journal. Je continue de faire aller mes doigts sur le clavier, d’écouter de la musique (les Backstreet Boys font des excellents compagnons de voyage, soit  dit en passant), de lire des livres, de me promener sur le bord de l’eau. Et je me sens bien.

Honnêtement, ça fait une éternité que je ne me suis pas sentie comme ça.

Je vous souhaite aussi de trouver vos moyens quotidiens pour mieux faire face aux petits et grands déséquilibres de la vie.